D'origine chinoise, où il est connu depuis l'Antiquité. Il a été importé de Chine au XVIIe siècle par les commerçants hollandais et introduit en France comme plante digestive par les Jésuites. Le thé est aujourd'hui la boisson la plus bue au monde après l'eau. alors sans thé ?...
mercredi 7 mars 2012
mardi 6 mars 2012
Non pas le monde pensé mais panser le monde
Pour le printemps des poètes ...
Je me sens né à chaque instant
à l'éternelle nouveauté du Monde...
[...]
Le Monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui
(penser c'est avoir mal aux yeux)
mais pour que nous le regardions avec un sentiment d'accord...
……..
Aimer, c'est l'innocence éternelle,
et l'unique innocence est de ne pas penser.
……….
Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.
……….
L'unique signification intime des choses,
c'est le fait qu'elles n'aient aucune intime signification.
……….
les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.
Les choses sont l'unique sens occulte des choses.
……….
Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer !
(Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, trad. Armand Guibert, ,nrf Poésie/Gallimard)
Fernando Pessoa
1888-1935
source : Vent d'Eveil
Je me sens né à chaque instant
à l'éternelle nouveauté du Monde...
[...]
Le Monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui
(penser c'est avoir mal aux yeux)
mais pour que nous le regardions avec un sentiment d'accord...
……..
Aimer, c'est l'innocence éternelle,
et l'unique innocence est de ne pas penser.
……….
Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.
……….
L'unique signification intime des choses,
c'est le fait qu'elles n'aient aucune intime signification.
……….
les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.
Les choses sont l'unique sens occulte des choses.
……….
Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer !
(Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, trad. Armand Guibert, ,nrf Poésie/Gallimard)
Fernando Pessoa
1888-1935
source : Vent d'Eveil
lundi 5 mars 2012
Christiane Singer et l'essence...
voir la vidéo
« La vie n’a pas de sens.
Ni sens interdit, ni sens obligatoire.
Et si elle n’a pas de sens,
C’est qu’elle va dans tous les sens
Et déborde de sens, inonde tout.
Elle fait mal aussi longtemps
Qu’on veut lui imposer un sens,
La torde dans une direction ou une autre.
Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens. »
Texte de Christiane Singer (écrivain)
« La vie n’a pas de sens.
Ni sens interdit, ni sens obligatoire.
Et si elle n’a pas de sens,
C’est qu’elle va dans tous les sens
Et déborde de sens, inonde tout.
Elle fait mal aussi longtemps
Qu’on veut lui imposer un sens,
La torde dans une direction ou une autre.
Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens. »
Texte de Christiane Singer (écrivain)
dimanche 4 mars 2012
Préjugés au pays de Socrate par Alexandre Jollien
Pour la première fois, cet été, en visitant la Grèce, j'ai emprunté les voies jadis arpentées par les philosophes anciens. Près de la Stoa, l'exemple de Zénon me revenait, lui, le soldat de la vertu, le père des stoïciens. En foulant le sol de l'Agora, j'ai inévitablement songé à Socrate qui, en ce lieu, avait consacré son temps à interroger les passants, à exercer sa célèbre maïeutique, à lutter contre les préjugés.
Voilà la Grèce pour moi, haut lieu de culture et liberté. Pour mon périple, j'avais pris dans mes bagages Crime et Châtiment de Dostoïevski et les propos de l'ivrogne Marmeladov m'avaient ébranlé. Lui, l'alcoolique, faisait l'éloge de la clémence divine qui ne juge pas et qui accueille les individus que l'on considère comme vils, désormais lavés par sa bonté : « Je les accueille [...] parce que pas un seul d'entre eux ne s'est jugé digne de cela. » L'auteur russe m'invitait lui aussi à une conversion intérieure. Il dépeignait un regard vierge et neuf qui refuse de se résigner et contemple la réalité, conscient que tout ne se laisse pas enfermer dans la dialectique, car le mystère demeure. Bref, je découvrais un christianisme ouvert, à cent lieues de tout jugement. Les personnages qui peuplaient le roman pouvaient difficilement être rangés dans des catégories. Celui qui semblait mauvais était un faible, le bon aussi. Ici, la faiblesse était assumée, offerte pour ainsi dire. Là, elle était niée, dissimulée derrière une arrogance.
J'arrivai alors dans un petit village près d'Olympie et une vieille dame m'accueillit avec une demi-douzaine de signes de croix. Tandis que je venais de contempler sous la plume de Dostoïevski une foi qui libère, élève et réunit les hommes, je me heurtais à une attitude qui ressemblait à de l'obscurantisme et peut-être à de la superstition. Alors que ce geste devrait témoigner de la rencontre d'une sœur, il mettait soudain une distance, un jugement, une gêne.
J'ai dès lors pensé au christianisme en esprit prôné par Érasme. Il souhaitait joindre dans le même humanisme la sagesse des anciens et celle d'un Évangile vécu dans l'intériorité, pétri de joie et de sagacité. Le signe de croix rappelle l'adhésion totale du Christ à la vie, son dire oui inconditionnel à l'existence. Je me suis aussi demandé pourquoi cette femme avait réagi ainsi. Était-ce de la pitié à l'endroit de la personne handicapée ? Priait-elle pour moi ? Voulait-elle se protéger d'un quelconque danger ? Conjurer un mauvais sort ? Au pays de Socrate, je me suis soudain senti étranger. Cette dame et moi, que l'essentiel aurait dû rapprocher, nous nous évitions, passant véritablement à côté d'une vraie rencontre. La blessure restait vive et la déception douloureuse. Elle m'a fourni l'occasion de réfléchir sur des rituels que nous pouvons accomplir mécaniquement sans y donner le sens et la valeur qu'ils contiennent.
La foi ne sert pas de béquille, ni d'armure derrière laquelle attendre paisiblement mais elle convie à se dépasser, à s'ouvrir à l'autre, à entrer en communion avec son prochain. Je me suis dès lors souvenu de cette autre femme qui s'était signée en mettant sa main au sommet du crâne puis au bas de son ventre. Je lui avais demandé si elle attendait un enfant, pensant qu'elle englobait dans son signe de croix son bébé. Elle me répondit que ses gestes amples voulaient simplement envelopper toute l'humanité dans sa prière. Au pays de Socrate, j'ai savouré cette invitation.
Voilà la Grèce pour moi, haut lieu de culture et liberté. Pour mon périple, j'avais pris dans mes bagages Crime et Châtiment de Dostoïevski et les propos de l'ivrogne Marmeladov m'avaient ébranlé. Lui, l'alcoolique, faisait l'éloge de la clémence divine qui ne juge pas et qui accueille les individus que l'on considère comme vils, désormais lavés par sa bonté : « Je les accueille [...] parce que pas un seul d'entre eux ne s'est jugé digne de cela. » L'auteur russe m'invitait lui aussi à une conversion intérieure. Il dépeignait un regard vierge et neuf qui refuse de se résigner et contemple la réalité, conscient que tout ne se laisse pas enfermer dans la dialectique, car le mystère demeure. Bref, je découvrais un christianisme ouvert, à cent lieues de tout jugement. Les personnages qui peuplaient le roman pouvaient difficilement être rangés dans des catégories. Celui qui semblait mauvais était un faible, le bon aussi. Ici, la faiblesse était assumée, offerte pour ainsi dire. Là, elle était niée, dissimulée derrière une arrogance.
J'arrivai alors dans un petit village près d'Olympie et une vieille dame m'accueillit avec une demi-douzaine de signes de croix. Tandis que je venais de contempler sous la plume de Dostoïevski une foi qui libère, élève et réunit les hommes, je me heurtais à une attitude qui ressemblait à de l'obscurantisme et peut-être à de la superstition. Alors que ce geste devrait témoigner de la rencontre d'une sœur, il mettait soudain une distance, un jugement, une gêne. J'ai dès lors pensé au christianisme en esprit prôné par Érasme. Il souhaitait joindre dans le même humanisme la sagesse des anciens et celle d'un Évangile vécu dans l'intériorité, pétri de joie et de sagacité. Le signe de croix rappelle l'adhésion totale du Christ à la vie, son dire oui inconditionnel à l'existence. Je me suis aussi demandé pourquoi cette femme avait réagi ainsi. Était-ce de la pitié à l'endroit de la personne handicapée ? Priait-elle pour moi ? Voulait-elle se protéger d'un quelconque danger ? Conjurer un mauvais sort ? Au pays de Socrate, je me suis soudain senti étranger. Cette dame et moi, que l'essentiel aurait dû rapprocher, nous nous évitions, passant véritablement à côté d'une vraie rencontre. La blessure restait vive et la déception douloureuse. Elle m'a fourni l'occasion de réfléchir sur des rituels que nous pouvons accomplir mécaniquement sans y donner le sens et la valeur qu'ils contiennent.
La foi ne sert pas de béquille, ni d'armure derrière laquelle attendre paisiblement mais elle convie à se dépasser, à s'ouvrir à l'autre, à entrer en communion avec son prochain. Je me suis dès lors souvenu de cette autre femme qui s'était signée en mettant sa main au sommet du crâne puis au bas de son ventre. Je lui avais demandé si elle attendait un enfant, pensant qu'elle englobait dans son signe de croix son bébé. Elle me répondit que ses gestes amples voulaient simplement envelopper toute l'humanité dans sa prière. Au pays de Socrate, j'ai savouré cette invitation.
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samedi 3 mars 2012
« Toute vie réelle est rencontre » de Martin Buber

"Selon Baal-Shem Tov, aucune rencontre d'un être ou d'une chose (...) ne se passe d'un sens secret. Les hommes avec lesquels nous vivons ou que nous côtoyons en tout temps, les animaux qui nous aident dans nos exploitations, les produits de la nature que nous transformons, les outils dont nous nous servons, tout recèle une substance spirituelle secrète qui a besoin de nous pour atteindre sa forme parfaite, son achèvement.
Si nous ne tenons pas compte de cette substance spirituelle placée sur notre chemin, (...) nous ne songeons qu'aux buts que nous poursuivons, et nous manquons l'existence authentique, accomplie... La plus haute culture de l'âme reste aride et stérile au fond, à moins que ces petites rencontres ne reçoivent de nous ce qui leur revient et puisent, jour après jour, des eaux vives qui irrigueront l'âme...".
Martin Buber
vendredi 2 mars 2012
A propos de Dieu
Une expérience, une rencontre...(De Maharshi à Shiva)
jeudi 1 mars 2012
Virgil Hervatin s'en est allé...
Cher(e)s ami(e)s
C'est avec le cœur gros que je vous annonce le départ de Virgil vers midi moins 15 (11h45) aujourd'hui ce Jeudi 23 Février 2012. C'était une crise cardiaque, Virgil allait mettre la cuillère à sa bouche quand c'est arrivé. Il y a deux jours, il a dû avoir une petite crise et a annulé une rencontre chez nous. Mais par la suite il se portait mieux et comptait venir demain vendredi rencontrer d'autres personnes.
Je me sens rêver, j'ai de la peine à croire que je ne serai plus engagé avec lui dans différentes discussions, ou sentir cette douce énergie et cette effervescence de vie qui émanaient de lui dans toutes les circonstances.
Le premier (et peut être le dernier) pas dans l'éveil est la fin de la psychologie qui limite la vie et colore toute action. Combien de personnes vivent ou ont vécu des états exceptionnels, qui peuvent voir l'invisible, guérir etc. sans avoir fini avec leur psychologie! Après avoir connu Virgil depuis 1995, je peux dire, sans hésitation, qu'il était un des rares qui n'avaient plus rien à voir avec la psychologie.
Puissions-nous réaliser un peu de sa clarté et de sa simplicité et vivre cette effervescence et joie de vivre qui donnent tout le sens à ce mot : VIVRE
Samir Coussa
1605 VielMontréal, QcH3M 1G7 Canada
Voir aussi les liens suivants :
mercredi 29 février 2012
Les bonnes huiles à utiliser
...dans notre alimentation (lin, colza, olive, tournesol...).
mardi 28 février 2012
La vie universelle avec Hubert Reeves
Un petit montage associant deux émissions pour appréhender l'univers d'Hubert Reeves en entier...
lundi 27 février 2012
dimanche 26 février 2012
Une transformation spirituelle...
Une ouverture chrétienne...pour ce premier dimanche de carême.
samedi 25 février 2012
Tu es donc je suis...
La spiritualité est un processus qui prolonge le flux continu de la vie. Nous ne sommes pas séparés du monde. C'est pourquoi j'ai intitulé mon dernier livre "Tu es donc je suis". Vous êtes donc je suis. Le monde est donc je suis. La terre, le coucher de soleil, la pluie, les autres, Bouddha, Krishna, Jésus-Christ, Mahatma Gandhi... sont donc je suis. Ma spiritualité s'exprime dans la relation.
Nous sommes tous reliés, connectés les uns aux autres. Ce mantra de la non-dualité, de l'unité du monde, You are so I am (Tu es donc je suis) est mon mantra. C'est le plus beau du monde ! Il contient l'essence de ma spiritualité et de mon engagement social. Ma vie trouve son sens lorsque je suis dans le don ou le soin aux autres et à la nature. Gandhi disait : " Ne vous retirez pas du monde, ne fuyez pas le monde mais servez-le !"
La dimension spirituelle m'apporte ananda, la félicité intérieure, la plénitude, une joie extatique. Lorsque je suis relié, je me sens béni, amoureux du soleil, de la pluie, des papillons, des abeilles, des feuilles et des fleurs, des arbres, de l'univers entier...
Satish Kumar
Nous sommes tous reliés, connectés les uns aux autres. Ce mantra de la non-dualité, de l'unité du monde, You are so I am (Tu es donc je suis) est mon mantra. C'est le plus beau du monde ! Il contient l'essence de ma spiritualité et de mon engagement social. Ma vie trouve son sens lorsque je suis dans le don ou le soin aux autres et à la nature. Gandhi disait : " Ne vous retirez pas du monde, ne fuyez pas le monde mais servez-le !"
La dimension spirituelle m'apporte ananda, la félicité intérieure, la plénitude, une joie extatique. Lorsque je suis relié, je me sens béni, amoureux du soleil, de la pluie, des papillons, des abeilles, des feuilles et des fleurs, des arbres, de l'univers entier...
Satish Kumar
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