L'infiniment carré fait apparaître des croix "virtuelles"
mercredi 21 mai 2008
mardi 20 mai 2008
lundi 19 mai 2008
L'harmonie intérieure par Matthieu Ricard
Un très beau discours de Matthieu Ricard sur une priorité : la transformation intérieure pour une meilleure harmonie universelle.
"Une série de survivances"...
Lors d'un stage de groupe, j'ai reçu cette phrase (de Christine) que je préserve et partage. L'auteur est une actrice américaine née le 28 mai 1931 à Johnstown, Pennsylvanie, nommée Carroll Baker. Je ne la connaissais pas, c'est en réalisant ce message que j'ai découvert sa photo (pas mal !... la bête):"Life seems to be a never-ending series of survivals, doesn't it?" - Carroll Baker, actress and writer
Sur la page suivante (en anglais), des précisions sont apportées...
En résumé, des renaissances sans fin... il n'y a pas de choix, si ce n'est celui d'être.
dimanche 18 mai 2008
Un visage pour accueillir le monde...
Douglas Harding nous propose un espace infini...
A Font-d'Isiere avec Arnaud Desjardins
A Font-d'Isiere avec Arnaud Desjardins
Rappels ... par Daniel Morin
Est-ce qu'il peut y avoir une autre chose à la place de celle qui est là maintenant ?… Parce que sinon, tu vas glisser, tu vas surfer… Est-ce que les choses peuvent être autres ? … « Eh bien oui, là, je peux le changer… Ah bien oui, bien sûr. »Mais est-ce qu'il peut y avoir une autre chose à la place de celle qui est là, maintenant ? Dit autrement : est-ce qu'il peut y avoir deux choses que tu peux nommer à la même place au même moment ?…
Et pourtant c'est ce qu'on fait : « Ah ! si j'avais su ! » … Le problème, c'est que je n'ai pas su. « Ah ! s'il y avait eu ! » … D'accord, mais est-ce qu'il y a eu ? « Non, mais quand même, il aurait pu y avoir ! » Eh bien non !
L'ego doit-il être éliminé ? :
Il y a une phrase aussi que je prends de Swamiji, on en parle peu et pourtant, elle peut être l'axe de toute notre recherche. Il dit… - bon, le mot ego, vous le savez, c'est du latin, ça veut dire "moi" tout simplement - il dit : « L'ego ne doit pas être éliminé ». Donc le moi ne doit pas être éliminé. Mais c'est l'idée d'un ego fixe, constant, fini qui doit être éliminée. C'est l'idée d'un moi constant, fixe et fini qui doit être éliminée. Et comment va-t-elle être éliminée ? Tout simplement en mettant des pièges - ou avec un coup de fusil ! Simplement en voyant son inexistence. Exactement comme un enfant n'a plus peur du loup-garou quand il sait qu'il n'y a pas de loup-garou.
samedi 17 mai 2008
Tout est mouvement
Le mouvement crée l'image
(cliquer en bas de l'image)
Regarder le centre de l'animation pendant 20 secondes, puis regarder ailleurs
(extrait d'un site où l'on se fait des illusions)
(cliquer en bas de l'image)
Regarder le centre de l'animation pendant 20 secondes, puis regarder ailleurs
(extrait d'un site où l'on se fait des illusions)
Premièrement (1929) de Paul Eluard
Premièrement... je vous laisse en compagnie d'un court métrage où est élu l'Art...
Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
extrait de "L'Amour en poésie" de Paul Eluard (1895-1952)
Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
extrait de "L'Amour en poésie" de Paul Eluard (1895-1952)
Croire ? (extrait n°3)
Voici un dernier extrait du livre de Moussa Ag Assarid (né entre 1975 et 1978 dans le désert saharien entre Tombouctou et Gao, écrivain, journaliste, conteur et comédien malien touareg).Son dernier livre est intitulé "Enfants des sables". Il en parle sur son blog.
"L'homme est de passage. Il veut être propriétaire, mais Dieu nous prête seulement la terre" (dicton indien).
— Je ne crois pas en Dieu mais je suis croyant.
— En quoi crois-tu ? répondis-je.
— Je ne sais pas, mais je crois.
— A qui t'adresses-tu dans tes prières ? — Je ne prie pas.
— Tu ne parles jamais à l'invisible ?
— Pour quoi faire ?
Je ne sus que répondre. Comment donner des mots à l'évidence ? Je voulais dire à cet ami que la prière était la respiration de l'âme, l'unique moyen pour trouver un équilibre entre l'esprit et le corps. Sans Dieu, l'esprit ne peut plus s'envoler, il ne sait plus où aller, aucun sens ne le guide. Lorsque nous prions, nous embrassons la terre et nous levons vers le ciel pour célébrer la vie. Pour nous, les nomades, notre religion est notre lumière, c'est elle qui nous éclaire et nous éloigne de la solitude. Même au plus profond du désert, nous savons qu'au lever du soleil, des milliers de frères prient en même temps que nous.
vendredi 16 mai 2008
Pourquoi toujours tout prévoir ? (extrait n°2)
Voici un deuxième extrait du livre de Moussa Ag Assarid "Y a pas d'embouteillage dans le désert" (que j'ai continué de lire ce matin, dans un embouteillage).
"J'ai toujours vécu au jour le jour. Dans le désert, quand il n'y avait plus de pâturages, nous partions ; quand il y en avait encore, nous restions. Nous n'avions rien à prévoir. Nous nous laissions simplement bercer par les mouvements de la nature.
A Angers, la veille de mon premier jour à l'université, mon ami Jean-François me demanda à quelle heure il devait régler le réveil. Je fus très sur-pris par sa question. Au Mali, nous nous réveillons avec le soleil. Même à Bamako, nous nous levons tous à l'aube avec les chèvres, les voitures, les cris des enfants. Nous ne connaissons pas la grasse matinée. Il n'est pas question d'heures, mais de
lumière.
Je vécus alors l'angoisse du réveil. Cet horrible bip-bip qui déchire les rêves. J'appris à enfermer les journées dans des horaires car j'étais toujours en retard ; préférant vivre dans le temps qui s'écoulait, je ne le structurais pas. Jean-François m'offrit un agenda et je dus me fondre dans des emplois du temps.
Longtemps je me suis demandé comment les hommes faisaient pour s'organiser à l'avance, sans laisser aucune place à l'imprévu. En prévoyant sa vie, comment fait-on pour l'inventer ? Dans mon agenda, je laisse des espaces vides pour le hasard, une respiration pour l'inattendu. Je tiens à me laisser porter par l'infinie variété de la vie qui sait nous aider quand on ouvre les yeux.
Dans le désert, nous sommes si attentifs aux moindres pulsations de la terre que nous savons, lorsque nous sommes perdus ou quand nous cherchons un puits, qu'un signe nous guidera. Nous avons confiance, alors nous n'avons pas besoin de prévoir.
On part et on se laisse surprendre par les aléas de la route."
A Angers, la veille de mon premier jour à l'université, mon ami Jean-François me demanda à quelle heure il devait régler le réveil. Je fus très sur-pris par sa question. Au Mali, nous nous réveillons avec le soleil. Même à Bamako, nous nous levons tous à l'aube avec les chèvres, les voitures, les cris des enfants. Nous ne connaissons pas la grasse matinée. Il n'est pas question d'heures, mais de
lumière.
Je vécus alors l'angoisse du réveil. Cet horrible bip-bip qui déchire les rêves. J'appris à enfermer les journées dans des horaires car j'étais toujours en retard ; préférant vivre dans le temps qui s'écoulait, je ne le structurais pas. Jean-François m'offrit un agenda et je dus me fondre dans des emplois du temps.
Longtemps je me suis demandé comment les hommes faisaient pour s'organiser à l'avance, sans laisser aucune place à l'imprévu. En prévoyant sa vie, comment fait-on pour l'inventer ? Dans mon agenda, je laisse des espaces vides pour le hasard, une respiration pour l'inattendu. Je tiens à me laisser porter par l'infinie variété de la vie qui sait nous aider quand on ouvre les yeux.
Dans le désert, nous sommes si attentifs aux moindres pulsations de la terre que nous savons, lorsque nous sommes perdus ou quand nous cherchons un puits, qu'un signe nous guidera. Nous avons confiance, alors nous n'avons pas besoin de prévoir.
On part et on se laisse surprendre par les aléas de la route."
Observer plus et jardiner moins... par Gilles Clément
Gilles Clément, un sage en son jardin ou "Quand l'homme se fait jardinier humaniste et décide de s'adapter à la nature plutôt que de prétendre la dompter"...Il applique des principes bien arrêtés comme fil d'Ariane :

- le jardin ne recevra ni engrais, ni pesticides, ni assistance d'arrosage;
- il ne sera pas fixé une fois pour toutes et tout changement naturel sera accueilli favorablement;
- il ne sera pas l'objet d'une lutte incessante contre la nature, qui transforme le jardinage en travaux forcés;
- la dynamique naturelle du vivant sera apprivoisée pour la guider vers une "forme de jardin".
A propos de la prairie :
Enfant, Gilles Clément courait sans relâche à travers cette lande, à la recherche des plus beaux spécimens d'insectes et de papillons. Revenu sur ces terres, il a constaté que nombre d'entre eux se raréfiaient et l'idée a alors germé : celle de la création d'une réserve de vie, sous la forme d'une prairie fleurie adaptée au sol – acide et pauvre – et suffisamment diversifiée pour accueillir le maximum d'insectes et de papillons. «Soyons réalistes, le gazon ne nourrit ni n'abrite personne. C'est même, du point de vue de la biodiversité, un espace stérile. La prairie, elle, engendre la vie et conditionne la diversité des insectes, laquelle détermine ensuite le nombre d'espèces d'oiseaux », explique le paysagiste.

source : les 4 saisons n°170 mai-juin 2008.
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