mercredi 19 juillet 2023

Quand le masque est taquiné... (extrait du carnet)


When you first meet someone

they seem so sincere

when you scratch the surface

get a little too near ... (Lee Lozowick) 

C’est quand même saisissant de constater à quel point , quand quelque chose de la stratégie de survie (le masque) est effleuré, la manière dont nous débattons obéit à des figures obligées. C’est comme une chorégraphie dont il est possible de prévoir à l’avance chacun des mouvements. 

Cela alors même que la personne en cause s’éprouve plus que jamais singulière, s’arc-boute sur sa « liberté »… 

Ce serait comique si ce n’était pas déchirant. Cela débute presque toujours par un détail,  « un petit rien, une bêtise ».

Plusieurs cas de figure. 

Souvent, la personne prend la parole pour évoquer en général autre chose, un arbre qui cache la forêt. Parfois elle cherche l’air de rien à prendre en défaut l’enseignant, pointant une « contradiction », une « erreur »,  tout en faisant mine de ne pas y attacher d’importance … Ou alors elle entreprend de s’expliquer sur un propos précédent qui aurait été « mal compris » ; ou elle tient un discours visant à démontrer la profondeur et la justesse de sa pratique. 

En tout cas, le démarrage se fait la plupart du temps sur un point « de détail » sous la surface duquel grouillent des nuées de monstres, ceux là même qui tirent depuis si longtemps les ficelles de la marionnette à laquelle la personne s’identifie.  

A ce moment là, soit l’enseignant, vieux singe à qui on n’apprend pas à faire la grimace, relève et cherche à en tirer un profit, si il ou elle le sent possible. 

Auquel cas il ou elle prend un petit risque, se lance les yeux ouverts dans un échange dont il est à peu près sûr qu’il ne sera pas de tout repos et lui demandera un surcroit d’attention et d’énergie, dans le moment et par la suite . Car il s’agira d’assurer le service après vente, et c’est bien pourquoi ce type d’intervention ne peut se faire sauf exception que dans le cadre d’un lien à durée indéterminée, d’un véritable accompagnement qui ne s’arrête pas à la fin du « stage » ou « séminaire » . 

Soit, estimant que rien n’est possible présentement, l’enseignant(e) botte en touche. Quoi qu’il en soit, si l’enseignant (e) « relève le défi », les choses périlleuses commencent. 

La personne se sentait déjà confusément en « déséquilibre », son intervention ayant visé à ce qu’elle se rééquilibre en surface. Et voilà qu’elle se sent de suite commencer à perdre pied. 

C’est alors qu’arrivent les « protestations ». Non non, ce n’est pas ce qu’elle voulait dire, on l’a manifestement mal comprise, elle s’est certainement mal exprimée, qu’à cela ne tienne elle va clarifier son propos. 

L’enseignant (e) signifie alors qu’il ou elle a très bien compris, et que le vrai sujet se situe ailleurs, pas tout à fait là où on le croit …  aïe aïe aïe … 

A ce stade, soit la personne qui se retrouve bien malgré elle et tout en l’ayant cherché à l’insu de son plein gré sur la sellette capitule, pour son plus grand honneur et sa profonde paix, mais c’est rare. Elle « capitule » parce qu’elle voit et dans ce cas là cette capitulation est une splendide victoire sans vaincu , un moment de gloire…

Soit, et c’est ce qui se passe dans l’immense majorité des cas, la personne - ou plutôt la marionnette à laquelle la personne s’identifie- redouble de protestations, d’explications, d’argumentations… 

C’est le moment où l’on voit des gens intelligents et sensibles devenir momentanément idiots, tenir des propos absurdes, incohérents, dénués de bon sens. 

C’est le moment où tout le groupe présent (en tout cas la majorité) est consterné et gêné, chacun percevant bien ce qui se joue, tant il est vrai que notre stratégie de survie est transparente aux yeux des autres, même si ils demeurent aveugles à la leur propre (la fameuse « poutre » qui ne nous empêche pas de voir la paille dans l’œil de nos semblables) . 

C’est le moment où, contrairement à ce qui se passe si souvent en thérapie de groupe, parfois avec profit mais souvent au prix de gros dégâts, il importe surtout que le groupe se taise, soit là, vraiment là, mais en soutien silencieux. Surtout pas de « retours »… 

C’est un passage, un passage délicat que l’enseignant (e) doit gérer avec la maîtrise d’un commandant de bord en pleine tempête quand le pilote automatique fait défaut. 

Comment faire en sorte que le travail se fasse sans que ce soit une boucherie, que  la personne se voit démasquée sans se sentir durablement malmenée (je dis durablement parce que tout effleurement du masque sera sur le moment vécu comme une atteinte), voire humiliée…  

Comment permettre à l’élève de ne pas se sentir durablement défait alors même que la stratégie est déjouée, exposée, mise en déroute ? Comment œuvrer avec délicatesse tout en traitant le mal près de la racine ? 

C’est le moment où l’enseignant se fait chirurgien - dentiste à l’œuvre tout près du nerf  mais sans anesthésie… Pas étonnant que plus grand monde ne veuille faire ce job, pas étonnant que le dit travail ne soit même plus envisagé et conçu la plupart du temps, laissant la place aux berceuses de la « non dualité » pseudo radicale  ou du "développement personnel »… 

C’est le moment où la personne, se débattant de plus belle, s’enlise, coule, bat des pattes, s’accroche à n’importe quelle branche pourrie, cherche des alliances , écarquille les yeux, parfois pleure des larmes de crocodile, s’agite en tous sens… 

C’est un spectacle totalement prévisible, une chorégraphie encore une fois, une danse qui fait mal, celle de la souffrance agrippée à elle même, résolue à ne pas céder un pouce de son empire… 

Et c’est le moment où il faut , du côté de l’enseignant, savoir arrêter honorablement le combat avant qu’il ne vire à l’affrontement frontal, négocier un armistice décent qui ne laisse pas l’autre écrasé, tendre une main généreuse sans pour autant laisser le presque noyé oublier qu’il ou elle a voulu faire le malin et présumé de ses capacités à nager par gros temps …

C’est le moment où il s’agit de passer à tout autre chose, de ne plus en reparler jusqu’au moment propice, de faire preuve de légèreté. C’est le moment de plaisanter gentiment, de danser, de trinquer, de respirer. 

Et, d’un bout à l’autre, c’est le moment de la compassion, de la compassion non dite mais dominante hors laquelle tout ce processus n’est plus que mascarade sadique, pseudo folle sagesse , bidouillages d’apprenti sorciers et autres caricatures , Gurdjieff au petit pied …

S’ensuit souvent pour la personne un moment de fermeture, plus ou moins assumée, plus ou moins vue et déjouée par l’élève en la personne, un moment  d’apitoiement sur soi même où la créature recroquevillée se fait la liste des torts odieux qui lui ont été infligés par le ou les enseignants. 

C’est un passage périlleux, celui où l’on pourrait si on n’y prend garde, prendre ses cliques et ses claques, partir en un geste pathétique et grandiose, s’offrir un pied de nez amer, une pirouette désespérée. Certains le font et n’en reviennent pas. 

Dans ces cas là, il appartient à l enseignant de procéder à son examen de conscience et de se demander si il ou elle n’a pas mal évalué les forces en présence, présumé de l’aptitude de l’élève… 

Etant entendu que l’enseignant aussi a droit à l’erreur, pourvu que la compassion ait été là, et même si il importe qu’il ou elle ne cesse de gagner en expérience, afin que sa main se fasse de plus en plus sûre, son geste de plus en plus adéquat et précis, bref et décisif. 

Si la personne, par on ne sait quelle grâce, consent à faire passer la vérité avant le faux semblan , à privilégier l’émergence de son visage originel par dessus le masque, alors c’est si beau,  si nourrissant … 

Alors le vrai éclate de sa splendeur rare.

Gilles Farcet

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mardi 18 juillet 2023

3 modes pour intégrer l'instant

 Apprendre à se connaître permet de mieux connaître les autres.

Et pour se connaître, voici 3 modes possibles que l'on peut pratiquer à chaque instant :

- La vigilance : voir la "tension vers" qui se crée en nous et nous éloigne de l'instant.

- Le oui à ce qui est : voir le refus qui est une "tension contre" la réalité présente.

- L'action juste : être unifié dans le choix que l'on fait, pour éviter la division sans cesse proposée par les pensées. 


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lundi 17 juillet 2023

Contre les tentatives de l'égo...

 

"Ne pas chercher à se rééquilibrer mais trouver l'axe "

Gilles Farcet


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dimanche 16 juillet 2023

vendredi 14 juillet 2023

Ici, pas de Qi Qi

 


Il y a Qi 氣 et Qi 炁

Maître Liu : "Ce que tu fais n'est pas mal, mais tu ne travailles que le Qi 氣". Me dit il après 15 années de pratique assidue. Le but n'est pas ça du tout. Tu dois arriver à contacter ce Qi là 炁.

- Comment fait-on ?

- Il faut déjà savoir que ce sont deux modalités différentes. Ensuite, tu dois le chercher dans le plus subtil.

- Comment faire la différence ?

- C'est facile, le Qi 炁 ne se sent pas, ne provoque pas de sensations.

- Mais....???

- Tu ne sentiras rien. Mais tu constateras ses effets.

- Mais...???

- Il faut qu'on parte, sinon nous serons en retard.

Fin de la discussion.

Maître Liu, Wei Bao Shan, hiver 2009

(par Fabrice Jordan)

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lundi 10 juillet 2023

Devoir de vacances (2)

Nous allons aborder les soupirs, entre le pire soupir et le bienfaisant.

On inspire à plein poumons. On fait un soupir bougon, bouche fermée, en faisant vibrer les lèvres. On fait souvent ce soupir lorsqu'on en a marre. (3 fois en écoutant les sensations)

Ensuite, on inspire à plein poumons. On fait, cette fois, un soupir de détente en lâchant le son aaaaaahhhhh. 3 fois, de plus en plus profondément.

On se rend compte que ce n'est pas du tout les mêmes sensations. Cela descend jusqu'au cœur...

Entrainez-vous à soupirer régulièrement durant cette semaine.

"Le soupir est effectivement essentiel. Selon Christian Gestreau, neurophysiologiste à l'Institut des neurosciences des systèmes à Marseille, il permet de respirer correctement et maintient le poumon en bonne santé. "Il détend intégralement la cage thoracique et remplit le plus possible nos alvéoles pulmonaires."


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dimanche 9 juillet 2023

Comment la nature soigne notre tête

 Par quel miracle une simple balade en forêt, la contemplation d’un champ ou une belle vue sur la mer suffisent-elles parfois à faire baisser notre stress et nous recharger en ondes positives ? Explications avec une invitée du Festival inernational de journalisme (FIJ) dont La Vie est partenaire.

Le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles dans le vent, l’odeur de l’humus ou le parfum iodé de la mer qui vous transporte… Et soudain, le chaos urbain s’évanouit comme un mauvais songe. La fin d’un cauchemar… On se retrouve. On renaît à soi. Ce n’est pas un mythe : la nature nous apaise et nous fait du bien. « Quand on y est plongé, on constate une réduction de la production de cortisol, de la tension artérielle (systolique et diastolique), de la variabilité du rythme cardiaque, et la tension subjective (selon les questionnaires psychologiques) », explique ainsi Amy Loughman, invitée au Festival international de journalisme (FIJ), qui se tient du 14 au 16 juillet à Couthures-sur-Garonne.

Désactiver les circuits du stress


Cette psychologue australienne, spécialiste des liens entre l’alimentation et la santé mentale, vient de lancer son activité de conseil pour aider les entreprises à aménager leurs bureaux afin d’y intégrer davantage de nature. « Tout a commencé au moment du confinement, j’étais en télétravail et j’allais nager chaque matin dans l’océan proche de chez moi, se souvient-elle. Je me suis ainsi rendu compte du bien que cela me procurait : si je ne nageais pas, j’étais beaucoup moins détendue, davantage de mauvaise humeur. » Une étude récente menée par les chercheurs de l’Institut Max-Planck pour le développement humain à Berlin a ainsi montré qu’il suffisait d’une heure de marche en pleine nature pour réduire considérablement l’activité de l’amygdale, une zone du cerveau liée aux émotions négatives, alors que celle-ci restait stable après une promenade similaire dans un environnement urbain.

Tout passe d’abord par nos yeux. Ils sont les vigies qui déclenchent notre système de réponse au stress quand survient un danger. Lorsque nous nous déplaçons dans l’espace, que ce soit en marchant ou en courant, nous entrons dans ce que les scientifiques nomment un flux optique. Les choses passent devant notre rétine à des vitesses variables, selon l’allure à laquelle nous circulons. En forêt, les arbres et la végétation apparaissent à un rythme relativement régulier. Nos yeux bougent alors naturellement latéralement, de gauche à droite et inversement. Cela enclenche un ensemble de processus dans le cerveau et le corps qui calment les circuits d’activation du stress.

Restaurer les capacités cognitives

Même chose lorsque l’on contemple la mer : pourquoi ce spectacle nous apaise-t-il tant ? se demande ainsi le neuroscientifique Michel Le Van Quyen dans son livre Cerveau et nature, pourquoi nous avons besoin de la beauté du monde (Flammarion). D’abord parce que nos yeux peuvent embrasser l’horizon. « Quand vous regardez un panorama, vous ne pouvez pas fixer votre regard sur un élément précis pendant très longtemps : votre champ visuel va alors s’élargir afin de pouvoir voir loin et de tous les côtés – au-dessus, en bas et sur les côtés. Ce mode de vision diminue votre stress, car il relâche, dans le tronc cérébral, le mécanisme qui intervient dans la vigilance et l’éveil. » Apaisé, notre cerveau profite de ce temps pour restaurer ses capacités cognitives.

C’est l’autre bienfait incroyable de la nature : elle rend notre cerveau plus performant. Des chercheurs de l’université Tongji, à Shanghai, ont ainsi montré en 2015 que les différentes zones cérébrales interagissent entre elles davantage quand nous sommes entourés de verdure. Surtout, la nature nous plonge dans un état de fascination douce qui nous apaise. Car il y regorge de ce que les scientifiques nomment des « fractales naturelles » : le dessin des arbres, de leurs ramifications, etc. Les fractales sont des objets géométriques qui présentent une structure similaire à toutes les échelles. Or dans la nature, ces formes sont souvent approximatives. Imparfaites, les fractales naturelles stimulent notre perception visuelle et notre curiosité sans nous fatiguer.

Stimuler le système parasympathique


Mais ce n’est pas tout. Nous avons pris l’habitude de nous considérer comme des êtres séparés de notre environnement. Or, il n’y a rien de plus faux : nous sommes physiquement en contact permanent et intime avec ce qui nous entoure. La lumière naturelle ne nous offre pas qu’un éclairage, elle pénètre en nous et rythme nos cycles quotidiens. « Il y a un type de récepteur dans les yeux qui capte la lumière naturelle, et indique au cerveau et aux autres parties du corps l’heure qu’il est. Le système du rythme circadien est très important pour le sommeil, la santé mentale et le bien-être en général », explique ainsi Amy Loughman. L’air que nous inspirons est chargé de molécules qui interagissent avec notre corps.

Lorsque nous nous promenons dans la forêt, nous inhalons ainsi des composés organiques très particuliers, les phytoncides, un mélange de substances émises dans l’air par les arbres qui les protègent en cas d’attaque par des bactéries ou des champignons nuisibles. Plusieurs études ont ainsi montré que les phytoncides étaient aussi très bénéfiques pour les humains : ils stimulent notre système parasympathique, qui, responsable des fonctions automatiques de notre organisme comme la respiration, ralentit notre organisme. Les phytoncides activeraient même notre système immunitaire.

Inviter la nature chez soi !


En fait, les bienfaits de la nature sont si nombreux qu’il faudrait sans doute concevoir la question autrement : et si nous étions faits pour vivre parmi les arbres, les pieds dans l’humus plutôt qu’entourés de béton et de goudron ? Et si c’était bel et bien la ville qui nous abîmait ? Finalement, l’urbanisation de nos modes de vie est très récente. Près de 70 % de la population mondiale vit aujourd’hui dans les villes, contre seulement 15 % en 1900. « Deux siècles, c’est bien trop peu pour que, habitué à la nature, notre cerveau s’adapte aujourd’hui à un nouvel espace de vie, totalement artificiel, empli d’informations, de bruit, de sollicitations… écrit ainsi Michel Le Van Quyen. Notre environnement a brutalement changé, passant du vert au gris, mais pas notre cerveau. Il reste encore largement celui d’un chasseur-cueilleur des steppes verdoyantes de nos origines paléolithiques. » C’est la théorie de la « biophilie », du biologiste américain Edward O. Wilson qui, dans les années 1980, a avancé l’idée que les humains ont une affinité génétique avec la nature, qui résulte de millions d’années d’évolution dans des environnements naturels. Il resterait même en nous une préférence instinctive pour un paysage particulier, la savane, ces étendues d’herbes hautes et d’arbres espacées, propices à la survie et où l’humanité s’est jadis épanouie.

Problème : nous n’avons pas tous la chance de pouvoir pratiquer des bains de forêt ou de mer. Comment faire pour profiter de ces bienfaits même si on n’habite pas à la campagne ? « Chaque jour, on peut essayer d’observer les détails de la nature dans notre vie quotidienne, par exemple, les formes des nuages, les feuilles des arbres, conseille Amy Loughman. On peut aussi inviter la nature chez soi ! Les plantes d’intérieur, les fleurs et même les images de nature nous font du bien… » Même à petite dose, la nature nous guérit de bien des choses…

source : La Vie

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samedi 8 juillet 2023

Devoir de vacances (1)

 Allez, cet été, c'est parti... on se pose.

Voici l'exercice pour cette semaine. Un exercice majeur !

Soit debout bien planté sur les jambes ou plutôt bien assis sur une chaise, on respire jusqu'à trouver un certain calme intérieur.

On envoie de l'énergie au bout de chaque majeur. 

On demande au cœur de placer (sans réfléchir) le majeur droit à un endroit de notre corps et on laisse le doigt agir. Prenez du temps pour ressentir !

On se relâche de nouveau. Puis on fait de même avec le majeur gauche. On laisse le doigt nous parler. Prenez du temps pour écouter !

On se relâche de nouveau. Et pour terminer, on relie les majeurs, paumes de main ouvertes vers nous.

On respire. 

Une fois par jour sans ordonnance...


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Je pars dimanche en retraite silencieuse et méditative pendant une semaine, ne m'envoyez pas trop de message ;-) même si cela me fera plaisir...

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vendredi 7 juillet 2023

Un soir


Jean-Christophe Ribeyre
Un extrait du livre intitulé Frères, publié aux Éditions Henry.