Peut-être l’avez-vous croisé un jour, ce jeune moine bien décidé à trouver un endroit tranquille pour prier et pour méditer ? Sa décision prise, il s’éloigne d’abord de la ville, cette ville si pleine de gens, avec leur tohu-bohu, leurs rires, leurs pleurs ; ces gens qui appellent, qui se parlent, qui s’amusent ; non, la ville, ça ne va pas, il est dérangé sans cesse par toute cette vie autour de lui. Alors, il cherche une grande maison, dans une belle banlieue et, au départ, cela lui semble un bon choix, mais très vite, de nouveau, des gens, et des voitures, et des bruits de construction, et encore du brouhaha. Alors, ce sera la campagne. Malheur ! Il y a des gens, oui, encore, et des tracteurs, des camions, des machines inconnues qui emplissent l’air de leurs bourdonnements et de leurs craquements de l’aube au soir. Il s’enfonce dans la montagne, car il est plein de bonne volonté, ce moine, pour méditer et prier, et bien décidé à chercher aussi longtemps qu’il le faudra...
La montagne est pentue, c’est bien connu, et il souffle quelque peu en arrivant au-dessus des pâturages – parlons-en, des pâturages : plein de bêtes qui meuglent, hennissent, bêlent, enfin blablatent ! Il n’y traîne pas. Il s’installe à l’orée de la forêt, soupire d’aise, ouf, voilà, il peut poser son sac, fermer les yeux, plus personne autour, le calme et... des oiseaux ! Des chants d’oiseaux, des roucoulades, des pépiements, encore du tintamarre !
Mais notre moine sait que le chemin est long et ardu, qu’il s’agit de ne pas se laisser décourager par les obstacles, d’avancer d’un pas, puis encore d’un autre, alors il reprend son sac, ravale quelques soupirs, et s’enfonce dans la forêt. Il marche, il marche, pour laisser enfin derrière lui toute cette agitation, tout ce qu’il considère comme le tumulte de la vie ; il veut un endroit tranquille pour se consacrer à l’essentiel : la prière et la méditation.
Au milieu de la forêt, une clairière : seul un grand arbre s’y dresse, loin de tout. Le jeune moine, aguerri par ses mésaventures, vérifie d’un coup d’œil : ni ruisseau qui chuchote, ni écureuil qui grignote. Épuisé, il s’assoit adossé à l’arbre, et enfin ! Enfin, se laisse envahir par le silence... Mais, à ce moment précis, juste à côté de lui, tombe une feuille. Et notre moine, à bout de nerfs, éclate en sanglots…
Existe-t-il en ce monde un endroit tranquille où rien, absolument rien ne viendrait nous déranger ? Pour prier, pour méditer, nous faut-il systématiquement nous enfoncer loin des hommes, des animaux et de toute vie ? Selon les traditions et les époques, différentes réponses ont été données. Mais il y a un endroit tranquille que toutes ont reconnu : nous-même.
Si je ne trouve pas d’endroit tranquille à l’extérieur, alors je dois devenir moi-même un endroit tranquille. Il n’y a pas d’autre solution. Devenir un endroit tranquille, c’est déjà prier ou méditer exactement là où je suis, plutôt que chercher sans fin un endroit, un milieu, un moment qui me conviennent. C’est choisir la vie, entière, telle qu’elle est.
Poser les armes, enlever les masques, arrêter de courir, dire oui de tout cœur, cela peut faire de moi, de chacun de nous « un endroit tranquille ». Il ne le savait pas encore, ce petit moine, mais il allait l’apprendre : être un endroit tranquille, c’est là, sans doute, le premier pas, le pas décisif dans notre méditation, dans notre prière.
Source : La Vie
dimanche 20 novembre 2011
samedi 19 novembre 2011
S’alléger du superflu pour mieux être à la vie (5/5) avec Alexandre Jollien
La pensée d’Alexandre Jollien ne peut se définir simplement et se révèle être une pensée en chemin. On y trouve une quête de la joie, un attachement à une spiritualité qui libère des affects tout en les reconnaissants et les acceptant, une inclusion des pratiques méditatives du zen, une foi en l’homme et en la capacité à s’engager vers autrui en vivant l’instant présent. Au final, il pourrait s’agir d’une philosophie du non-attachement.Partie 5 : 25mn.
Source : RSR
vendredi 18 novembre 2011
Être à l’autre et au monde (4/5) avec Alexandre Jollien
jeudi 17 novembre 2011
A corps retrouvé (3/5) avec Alexandre Jollien

Dans son histoire, Alexandre Jollien a dû se battre pour ne pas être réduit aux limites d’un corps particulier. Il a parallèlement dû faire l’effort de réapprivoiser son corps et se recentrer sur l’être de chair qui le définit aussi en tant qu’homme. Une autre manière d’être dans le présent pour mieux être à soi et aux autres.
Partie 3 : 25mn.
mercredi 16 novembre 2011
Être un chrétien en mouvement (2/5) avec Alexandre Jollien
Pour Alexandre Jollien, la philosophie offre des outils pour mieux vivre. En matière de religion, il considère que la foi passe nécessairement par l’abandon et la confiance. Soucieux de ne pas être limité à des enfermements, qu’il a trop bien connus, il se montre tout autant désireux de ne pas s’installer dans des certitudes, bien qu’attirés par les questions de la conviction. Loin d’être un paquet de dogmes affirmés, sa croyance se révèle être d’abord une expérience et une pratique assumées corps et âme.Partie 2 : 25mn.
mardi 15 novembre 2011
De la philosophie à la spiritualité avec Alexandre Jollien (1/5)
Les ouvrages d’Alexandre Jollien sont pétris de philosophie et de spiritualité. Si sa philosophie ne peut être réduite à une seule étiquette, puisqu’elle se rattache surtout à l’histoire de la philosophie plutôt qu’à une seule école, sa spiritualité est aussi difficile à cerner clairement. Alexandre Jollien se reconnaît chrétien, mais il se nourrit également d’autres spiritualités. C'est le constat des limites de la raison qui le conduit à davantage prospecter dans les domaines de la méditation et du zen par exemple.Partie 1 : 25mn
Aujourd'hui écrivain, marié et père de trois enfants, Alexandre Jollien a souvent été défini par son handicap, souligne la Radio Suisse Romande (RSR) dans un communiqué. L'infirmité motrice cérébrale dont il souffre l'a conduit à vivre plus de 15 ans en institut spécialisé. Il y découvre la force de l'esprit mais également la joie au coeur de l'effort, de la défaillance, et de la différence. La philosophie s'ouvre à lui d'abord via Socrate, son premier étonnement philosophique. Il se fait connaître avec son ouvrage "Éloge de la faiblesse", paru en 1999 et réédité tout récemment. Puis suivent "Le Métier d'homme", "La Construction de soi" et "Le philosophe nu" (2010) qui connaissent tous un franc succès.
Alexandre Jollien s'ouvre à la spiritualité. Poussé par une soif de compréhension et de découverte, il s'efforce de ne jamais dissocier ses différentes vocations de ses quêtes intellectuelles et spirituelles.
lundi 14 novembre 2011
Pour en savoir plus sur le yoga
Retour sur les bienfaits du yoga, mais malgré cela tous ne deviennent pas illuminés...
dimanche 13 novembre 2011
Christian Bobin et Ryokan
Christian Bobin nous rappelle au silence
en suivant les vers de Ryokan, le moine au coeur d'enfant :
en suivant les vers de Ryokan, le moine au coeur d'enfant :
"takuhodo wa
kaze gamotekuru
ochiba kana
Pour faire le feu
le vent qui souffle m’apporte
les feuilles d’automne"
"heizei no
mimochi ni hoshi ya
furo agari
Ah ! si tout le jour
je me sentais aussi bien
qu’au sortir du bain !"
"yûzen to
kusa no makura ni
rusu no an
Un calme parfait
sur un oreiller d’herbe
loin de ma cabane"
Ryokan Taigu
samedi 12 novembre 2011
Tu es Cela avec Arnaud Desjardins
Pour la parution du dernier tome de "A la recherche du Soi", en voici un extrait...
Laissez-moi vous redire que ce lâcher-prise n’est pas une petite affaire, qu’il s’agit vraiment
d’une mort. C’est une mort qui doit être réussie, c’est-à-dire conduire à une vie plus vaste et non pas à une mutilation, une dépression, une frustration – mais c’est une mort. On s’en rend compte peu à peu, à mesure qu’on commence à progresser sur un vrai chemin. Si bien que vient un moment où les illusions sincères du début sont tombées et où l’on se trouve dans cette situation que tous les disciples ont traversée : « une part de moi a peur et refuse d’y aller et pourtant j’y vais », à l’image du Christ qui s’est rendu à Jérusalem en disant, pour l’édification de deux mille ans de chrétiens : « Père, épargne-moi cette coupe si possible, mais qu’il soit fait selon Ta volonté. » Chacun doit passer par cette étape : je sais que je vais aller jusqu’au bout mais Dieu sait si je refuse d’y aller, et si une part de moi crie : non, non,non ! je ne veux pas.
Il m’était revenu à l’esprit en Inde une parole historique – « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais encore plus si tu savais où je te conduis. » Et j’interprétais cette phrase comme ceci : « Tu trembles, carcasse, et tu trembles encore plus parce que tu sais très bien où je te conduis. »
En 1967, au moment où j’étais engagé enfin sur le vrai chemin après avoir commencé par essayer de ruser avec Swâmiji, d’en prendre et d’en laisser et où cette phrase m’était montée à l’esprit, il s’est trouvé qu’au cours d’un entretien, j’ai demandé à Swâmiji : « Mais pourquoi est-ce qu’on ne peut pas envoyer encore quelques personnes à Swâmiji ? » Il a répondu : « Non, c’est fini, Swâmiji ne verra plus de nouveaux venus » – sous-entendu ; jusqu’à la fin de sa vie. Il était déjà âgé, déjà cardiaque. « Mais, Swâmiji, il y a tant de gens qui m’écrivent à la suite de mes émissions TV... » Pourquoi avais-je produit ces émissions ?
C’était bien encore l’ego qui voulait les réaliser, c’était bien le karma et c’était aussi un dharma parce que je me suis senti enfin unifié, en paix avec moi-même, pour exercer cette activité.
Swâmiji me cite la parole de la Gita : « Sur mille hommes, il y en a un qui Me cherche. Sur mille personnes qui vous écrivent, il y en a une qui est vraiment prête à suivre le chemin.» – « Oui, mais Swâmiji, si je reçois deux mille lettres, cela fait deux personnes qui sont prêtes à suivre le chemin.» J’essaie de convaincre Swâmiji qu’il y a un petit nombre de candidats prêts à le rencontrer.
Tout d’un coup j’ai eu ce cri du coeur : « Mais, si Swâmiji ne peut pas les prendre en charge, qui va s’en occuper ? » Et Swâmiji a répondu : « You » – « Vous ». Cette réponse m’aurait grisé quinze ans plus tôt. Je n’ai pas pu ne pas l’entendre parce qu’on est attentif en face de Swâmiji – mais j’ai tout fait pour ne pas l’entendre ! Parce que, pour moi, cette réponse avait un sens précis et terrifiant. Au seuil de compréhension que j’avais atteint et au point d’attachement auquel j’étais, si c’est Swâmiji qui le sait, cela veut dire que ce ne sera pas une fantaisie de l’ego, un mensonge ou une trahison. Cela veut dire que je serai capable de le faire. Et, si cela veut dire que je serai capable de le faire, cela veut dire que j’aurai suivi jusqu’au bout mon propre chemin. Jamais je n’ai tant mesuré, en un instant, l’immensité de ma supplication : « Épargnez-moi d’aller jusqu’au bout du chemin. Non, non, non ! Je veux bien progresser un petit peu mais plus tard, plus tard ! Laissez-moi dans mes demandes, laissez-moi dans mes attachements, laissez-moi dans mes ambitions ! »
Tous les chercheurs ont vécu cette étape. Oh, non ! OH, NON ! Il y a ceux qui abandonnent et ceux qui continuent. Je vous assure qu’en 1967 je n’ai pas été exalté ni heureux : je n’ai pas voulu entendre. « C’est vous qui les prendrez en charge. » On en était loin. Et je souhaitais qu’on en soit le plus loin possible pour que cela signifie qu’il me restait le plus grand nombre d’années possible à vivre comme l’ego voulait vivre...
ARNAUD DESJARDINS
« Tu es cela »
À la recherche du soi IV
Laissez-moi vous redire que ce lâcher-prise n’est pas une petite affaire, qu’il s’agit vraiment
d’une mort. C’est une mort qui doit être réussie, c’est-à-dire conduire à une vie plus vaste et non pas à une mutilation, une dépression, une frustration – mais c’est une mort. On s’en rend compte peu à peu, à mesure qu’on commence à progresser sur un vrai chemin. Si bien que vient un moment où les illusions sincères du début sont tombées et où l’on se trouve dans cette situation que tous les disciples ont traversée : « une part de moi a peur et refuse d’y aller et pourtant j’y vais », à l’image du Christ qui s’est rendu à Jérusalem en disant, pour l’édification de deux mille ans de chrétiens : « Père, épargne-moi cette coupe si possible, mais qu’il soit fait selon Ta volonté. » Chacun doit passer par cette étape : je sais que je vais aller jusqu’au bout mais Dieu sait si je refuse d’y aller, et si une part de moi crie : non, non,non ! je ne veux pas.
Il m’était revenu à l’esprit en Inde une parole historique – « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais encore plus si tu savais où je te conduis. » Et j’interprétais cette phrase comme ceci : « Tu trembles, carcasse, et tu trembles encore plus parce que tu sais très bien où je te conduis. »
En 1967, au moment où j’étais engagé enfin sur le vrai chemin après avoir commencé par essayer de ruser avec Swâmiji, d’en prendre et d’en laisser et où cette phrase m’était montée à l’esprit, il s’est trouvé qu’au cours d’un entretien, j’ai demandé à Swâmiji : « Mais pourquoi est-ce qu’on ne peut pas envoyer encore quelques personnes à Swâmiji ? » Il a répondu : « Non, c’est fini, Swâmiji ne verra plus de nouveaux venus » – sous-entendu ; jusqu’à la fin de sa vie. Il était déjà âgé, déjà cardiaque. « Mais, Swâmiji, il y a tant de gens qui m’écrivent à la suite de mes émissions TV... » Pourquoi avais-je produit ces émissions ?
C’était bien encore l’ego qui voulait les réaliser, c’était bien le karma et c’était aussi un dharma parce que je me suis senti enfin unifié, en paix avec moi-même, pour exercer cette activité.
Swâmiji me cite la parole de la Gita : « Sur mille hommes, il y en a un qui Me cherche. Sur mille personnes qui vous écrivent, il y en a une qui est vraiment prête à suivre le chemin.» – « Oui, mais Swâmiji, si je reçois deux mille lettres, cela fait deux personnes qui sont prêtes à suivre le chemin.» J’essaie de convaincre Swâmiji qu’il y a un petit nombre de candidats prêts à le rencontrer.
Tout d’un coup j’ai eu ce cri du coeur : « Mais, si Swâmiji ne peut pas les prendre en charge, qui va s’en occuper ? » Et Swâmiji a répondu : « You » – « Vous ». Cette réponse m’aurait grisé quinze ans plus tôt. Je n’ai pas pu ne pas l’entendre parce qu’on est attentif en face de Swâmiji – mais j’ai tout fait pour ne pas l’entendre ! Parce que, pour moi, cette réponse avait un sens précis et terrifiant. Au seuil de compréhension que j’avais atteint et au point d’attachement auquel j’étais, si c’est Swâmiji qui le sait, cela veut dire que ce ne sera pas une fantaisie de l’ego, un mensonge ou une trahison. Cela veut dire que je serai capable de le faire. Et, si cela veut dire que je serai capable de le faire, cela veut dire que j’aurai suivi jusqu’au bout mon propre chemin. Jamais je n’ai tant mesuré, en un instant, l’immensité de ma supplication : « Épargnez-moi d’aller jusqu’au bout du chemin. Non, non, non ! Je veux bien progresser un petit peu mais plus tard, plus tard ! Laissez-moi dans mes demandes, laissez-moi dans mes attachements, laissez-moi dans mes ambitions ! »Tous les chercheurs ont vécu cette étape. Oh, non ! OH, NON ! Il y a ceux qui abandonnent et ceux qui continuent. Je vous assure qu’en 1967 je n’ai pas été exalté ni heureux : je n’ai pas voulu entendre. « C’est vous qui les prendrez en charge. » On en était loin. Et je souhaitais qu’on en soit le plus loin possible pour que cela signifie qu’il me restait le plus grand nombre d’années possible à vivre comme l’ego voulait vivre...
ARNAUD DESJARDINS
« Tu es cela »
À la recherche du soi IV
vendredi 11 novembre 2011
« Rassembler sans se ressembler » à Mangalam
hommage du soufisme Alawiya à Arnaud, au Canada, le 5 nov, avec un témoignage sur Mostaganem :
Source : L’Association Internationale Soufie Alâwiyya (AISA)
Nous dédions cette rencontre des cœurs à l’âme d’Arnaud Desjardins
C’est par ces mots que cheikh Khaled Bentounes a débuté son intervention à l’ashram Mangalam, à deux heures de Montréal, ce 5 novembre. 160 personnes, du Canada, d’Algérie, de France, de Belgique et de Suisse étaient réunies pour réaffirmer ce lien de fraternité universelle qui, à l’image du fil d’un collier, rassemble les êtres. « Rassembler sans se ressembler » a rappelé le Cheikh, en présence d’Eric Edelmann qui anime l’Ashram et des disciples du regretté Arnaud.
Accueillis à Frelighsburg, tout près de la frontière américaine, la rencontre des cœurs s’est poursuivie jusque tard dans la nuit, se clôturant par une réunion spirituelle au son du dhikr et du sama’.
jeudi 10 novembre 2011
Le site des éditions Almora
Voici le nouveau site de la maison d'édition d'Almora fondée par Claude Bard (et Pierre Feuga) et dont José Le Roy dirige aujourd'hui les collections.
N'hésitez pas à envoyer vos manuscrits qui seront lus avec attention.
N'hésitez pas à envoyer vos manuscrits qui seront lus avec attention.
La marche afghane, une marche consciente avec Daniel Zanin
Comment a-t-on découvert la marche afghane en Occident ?
Quel est le principe de cette marche ?
Pouvez-vous nous donner un exemple sur un pas de base ?
Comment fait-on en montée ?
À quelle vitesse cette marche se pratique-t-elle ?
Ne risque-t-on pas d’être moins disponible si l’on compte ses pas ?
Vous insistez sur la façon de poser le pied. Alors, comment procéder ?
Cette marche ne serait donc qu’un bon moyen de lutter contre le stress ?
Comment entrer dans cette dimension méditative ?
Est-ce de la prière ?
Vous organisez des séjours dans le désert, est-il nécessaire d’aller si loin ?
Source : la Vie
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