dimanche 20 novembre 2011

Un endroit tranquille avec Joshin Luce Bachoux

Peut-être l’avez-vous croisé un jour, ce jeune moine bien décidé à trouver un endroit tranquille pour prier et pour méditer ? Sa décision prise, il s’éloigne d’abord de la ville, cette ville si pleine de gens, avec leur tohu-bohu, leurs rires, leurs pleurs ; ces gens qui appellent, qui se parlent, qui s’amusent ; non, la ville, ça ne va pas, il est dérangé sans cesse par toute cette vie autour de lui. Alors, il cherche une grande maison, dans une belle banlieue et, au départ, cela lui semble un bon choix, mais très vite, de nouveau, des gens, et des voitures, et des bruits de construction, et encore du brouhaha. Alors, ce sera la campagne. Malheur ! Il y a des gens, oui, encore, et des tracteurs, des camions, des machines inconnues qui emplissent l’air de leurs bourdonnements et de leurs craquements de l’aube au soir. Il s’enfonce dans la montagne, car il est plein de bonne volonté, ce moine, pour méditer et prier, et bien décidé à chercher aussi longtemps qu’il le faudra...


La montagne est pentue, c’est bien connu, et il souffle quelque peu en arrivant au-dessus des pâturages – parlons-en, des pâturages : plein de bêtes qui meuglent, hennissent, bêlent, enfin blablatent ! Il n’y traîne pas. Il s’installe à l’orée de la forêt, soupire d’aise, ouf, voilà, il peut poser son sac, fermer les yeux, plus personne autour, le calme et... des oiseaux ! Des chants d’oiseaux, des roucoulades, des pépiements, encore du tintamarre !


Mais notre moine sait que le chemin est long et ardu, qu’il s’agit de ne pas se laisser décourager par les obstacles, d’avancer d’un pas, puis encore d’un autre, alors il reprend son sac, ravale quelques soupirs, et s’enfonce dans la forêt. Il marche, il marche, pour laisser enfin derrière lui toute cette agitation, tout ce qu’il considère comme le tumulte de la vie ; il veut un endroit tranquille pour se consacrer à l’essentiel : la prière et la méditation.


Au milieu de la forêt, une clairière : seul un grand arbre s’y dresse, loin de tout. Le jeune moine, aguerri par ses mésaventures, vérifie d’un coup d’œil : ni ruisseau qui chuchote, ni écureuil qui grignote. Épuisé, il s’assoit adossé à l’arbre, et enfin ! Enfin, se laisse envahir par le silence... Mais, à ce moment précis, juste à côté de lui, tombe une feuille. Et notre moine, à bout de nerfs, éclate en sanglots…


Existe-t-il en ce monde un endroit tranquille où rien, absolument rien ne viendrait nous déranger ? Pour prier, pour méditer, nous faut-il systématiquement nous enfoncer loin des hommes, des animaux et de toute vie ? Selon les traditions et les époques, différentes réponses ont été données. Mais il y a un endroit tranquille que toutes ont reconnu : nous-même. 
Si je ne trouve pas d’endroit tranquille à l’extérieur, alors je dois devenir moi-même un endroit tranquille. Il n’y a pas d’autre solution. Devenir un endroit tranquille, c’est déjà prier ou méditer exactement là où je suis, plutôt que chercher sans fin un endroit, un milieu, un moment qui me conviennent. C’est choisir la vie, entière, telle qu’elle est. 


Poser les armes, enlever les masques, arrêter de courir, dire oui de tout cœur, cela peut faire de moi, de chacun de nous « un endroit tranquille ». Il ne le savait pas encore, ce petit moine, mais il allait l’apprendre : être un endroit tranquille, c’est là, sans doute, le premier pas, le pas décisif dans notre méditation, dans notre prière.



Source : La Vie

samedi 19 novembre 2011

S’alléger du superflu pour mieux être à la vie (5/5) avec Alexandre Jollien

La pensée d’Alexandre Jollien ne peut se définir simplement et se révèle être une pensée en chemin. On y trouve une quête de la joie, un attachement à une spiritualité qui libère des affects tout en les reconnaissants et les acceptant, une inclusion des pratiques méditatives du zen, une foi en l’homme et en la capacité à s’engager vers autrui en vivant l’instant présent. Au final, il pourrait s’agir d’une philosophie du non-attachement.

Partie 5 : 25mn.

Source : RSR

vendredi 18 novembre 2011

Être à l’autre et au monde (4/5) avec Alexandre Jollien

Pour Alexandre Jollien, exister ne se limite pas à une simple évidence mais relève d’un combat. Il s’agit notamment de se libérer de ses angoisses, de nos jugements et de nos projections, et vivre le moment comme il vient et les rencontres telles qu'elles se présentent.

Partie 4 : 25mn.

jeudi 17 novembre 2011

A corps retrouvé (3/5) avec Alexandre Jollien


Dans son histoire, Alexandre Jollien a dû se battre pour ne pas être réduit aux limites d’un corps particulier. Il a parallèlement dû faire l’effort de réapprivoiser son corps et se recentrer sur l’être de chair qui le définit aussi en tant qu’homme. Une autre manière d’être dans le présent pour mieux être à soi et aux autres.

Partie 3 : 25mn.

mercredi 16 novembre 2011

Être un chrétien en mouvement (2/5) avec Alexandre Jollien

Pour Alexandre Jollien, la philosophie offre des outils pour mieux vivre. En matière de religion, il considère que la foi passe nécessairement par l’abandon et la confiance. Soucieux de ne pas être limité à des enfermements, qu’il a trop bien connus, il se montre tout autant désireux de ne pas s’installer dans des certitudes, bien qu’attirés par les questions de la conviction. Loin d’être un paquet de dogmes affirmés, sa croyance se révèle être d’abord une expérience et une pratique assumées corps et âme.


Partie 2 : 25mn.

mardi 15 novembre 2011

De la philosophie à la spiritualité avec Alexandre Jollien (1/5)

Les ouvrages d’Alexandre Jollien sont pétris de philosophie et de spiritualité. Si sa philosophie ne peut être réduite à une seule étiquette, puisqu’elle se rattache surtout à l’histoire de la philosophie plutôt qu’à une seule école, sa spiritualité est aussi difficile à cerner clairement. Alexandre Jollien se reconnaît chrétien, mais il se nourrit également d’autres spiritualités. C'est le constat des limites de la raison qui le conduit à davantage prospecter dans les domaines de la méditation et du zen par exemple.


Partie 1 : 25mn




Aujourd'hui écrivain, marié et père de trois enfants, Alexandre Jollien a souvent été défini par son handicap, souligne la Radio Suisse Romande (RSR) dans un communiqué. L'infirmité motrice cérébrale dont il souffre l'a conduit à vivre plus de 15 ans en institut spécialisé. Il y découvre la force de l'esprit mais également la joie au coeur de l'effort, de la défaillance, et de la différence. La philosophie s'ouvre à lui d'abord via Socrate, son premier étonnement philosophique. Il se fait connaître avec son ouvrage "Éloge de la faiblesse", paru en 1999 et réédité tout récemment. Puis suivent "Le Métier d'homme", "La Construction de soi" et "Le philosophe nu" (2010) qui connaissent tous un franc succès.
Alexandre Jollien s'ouvre à la spiritualité. Poussé par une soif de compréhension et de découverte, il s'efforce de ne jamais dissocier ses différentes vocations de ses quêtes intellectuelles et spirituelles.

lundi 14 novembre 2011

Pour en savoir plus sur le yoga

Retour sur les bienfaits du yoga, mais malgré cela tous ne deviennent pas illuminés...

dimanche 13 novembre 2011

Christian Bobin et Ryokan


Christian Bobin nous rappelle au silence
en suivant les vers de Ryokan, le moine au coeur d'enfant :



‎"takuhodo wa
kaze gamotekuru
ochiba kana

Pour faire le feu
le vent qui souffle m’apporte
les feuilles d’automne"


"heizei no
mimochi ni hoshi ya
furo agari

Ah ! si tout le jour
je me sentais aussi bien
qu’au sortir du bain !"



"yûzen to
kusa no makura ni
rusu no an

Un calme parfait
sur un oreiller d’herbe
loin de ma cabane"


Ryokan Taigu



samedi 12 novembre 2011

Le bonheur et Matthieu Ricard

Tu es Cela avec Arnaud Desjardins

Pour la parution du dernier tome de "A la recherche du Soi", en voici un extrait...


Laissez-moi vous redire que ce lâcher-prise n’est pas une petite affaire, qu’il s’agit vraiment
d’une mort. C’est une mort qui doit être réussie, c’est-à-dire conduire à une vie plus vaste et non pas à une mutilation, une dépression, une frustration – mais c’est une mort. On s’en rend compte peu à peu, à mesure qu’on commence à progresser sur un vrai chemin. Si bien que vient un moment où les illusions sincères du début sont tombées et où l’on se trouve dans cette situation que tous les disciples ont traversée : « une part de moi a peur et refuse d’y aller et pourtant j’y vais », à l’image du Christ qui s’est rendu à Jérusalem en disant, pour l’édification de deux mille ans de chrétiens : « Père, épargne-moi cette coupe si possible, mais qu’il soit fait selon Ta volonté. » Chacun doit passer par cette étape : je sais que je vais aller jusqu’au bout mais Dieu sait si je refuse d’y aller, et si une part de moi crie : non, non,non ! je ne veux pas.


Il m’était revenu à l’esprit en Inde une parole historique – « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais encore plus si tu savais où je te conduis. » Et j’interprétais cette phrase comme ceci : « Tu trembles, carcasse, et tu trembles encore plus parce que tu sais très bien où je te conduis. »


En 1967, au moment où j’étais engagé enfin sur le vrai chemin après avoir commencé par essayer de ruser avec Swâmiji, d’en prendre et d’en laisser et où cette phrase m’était montée à l’esprit, il s’est trouvé qu’au cours d’un entretien, j’ai demandé à Swâmiji : « Mais pourquoi est-ce qu’on ne peut pas envoyer encore quelques personnes à Swâmiji ? » Il a répondu : « Non, c’est fini, Swâmiji ne verra plus de nouveaux venus » – sous-entendu ; jusqu’à la fin de sa vie. Il était déjà âgé, déjà cardiaque. « Mais, Swâmiji, il y a tant de gens qui m’écrivent à la suite de mes émissions TV... » Pourquoi avais-je produit ces émissions ?
C’était bien encore l’ego qui voulait les réaliser, c’était bien le karma et c’était aussi un dharma parce que je me suis senti enfin unifié, en paix avec moi-même, pour exercer cette activité.
Swâmiji me cite la parole de la Gita : « Sur mille hommes, il y en a un qui Me cherche. Sur mille personnes qui vous écrivent, il y en a une qui est vraiment prête à suivre le chemin.» – « Oui, mais Swâmiji, si je reçois deux mille lettres, cela fait deux personnes qui sont prêtes à suivre le chemin.» J’essaie de convaincre Swâmiji qu’il y a un petit nombre de candidats prêts à le rencontrer.


Tout d’un coup j’ai eu ce cri du coeur : « Mais, si Swâmiji ne peut pas les prendre en charge, qui va s’en occuper ? » Et Swâmiji a répondu : « You » – « Vous ». Cette réponse m’aurait grisé quinze ans plus tôt. Je n’ai pas pu ne pas l’entendre parce qu’on est attentif en face de Swâmiji – mais j’ai tout fait pour ne pas l’entendre ! Parce que, pour moi, cette réponse avait un sens précis et terrifiant. Au seuil de compréhension que j’avais atteint et au point d’attachement auquel j’étais, si c’est Swâmiji qui le sait, cela veut dire que ce ne sera pas une fantaisie de l’ego, un mensonge ou une trahison. Cela veut dire que je serai capable de le faire. Et, si cela veut dire que je serai capable de le faire, cela veut dire que j’aurai suivi jusqu’au bout mon propre chemin. Jamais je n’ai tant mesuré, en un instant, l’immensité de ma supplication : « Épargnez-moi d’aller jusqu’au bout du chemin. Non, non, non ! Je veux bien progresser un petit peu mais plus tard, plus tard ! Laissez-moi dans mes demandes, laissez-moi dans mes attachements, laissez-moi dans mes ambitions ! »


Tous les chercheurs ont vécu cette étape. Oh, non ! OH, NON ! Il y a ceux qui abandonnent et ceux qui continuent. Je vous assure qu’en 1967 je n’ai pas été exalté ni heureux : je n’ai pas voulu entendre. « C’est vous qui les prendrez en charge. » On en était loin. Et je souhaitais qu’on en soit le plus loin possible pour que cela signifie qu’il me restait le plus grand nombre d’années possible à vivre comme l’ego voulait vivre...

ARNAUD DESJARDINS
« Tu es cela »
À la recherche du soi IV

vendredi 11 novembre 2011

« Rassembler sans se ressembler » à Mangalam

hommage du soufisme Alawiya à Arnaud, au Canada, le 5 nov, avec un témoignage sur Mostaganem :
Nous dédions cette rencontre des cœurs à l’âme d’Arnaud Desjardins
C’est par ces mots que cheikh Khaled Bentounes a débuté son intervention à l’ashram Mangalam, à deux heures de Montréal, ce 5 novembre. 160 personnes, du Canada, d’Algérie, de France, de Belgique et de Suisse étaient réunies pour réaffirmer ce lien de fraternité universelle qui, à l’image du fil d’un collier, rassemble les êtres. « Rassembler sans se ressembler » a rappelé le Cheikh, en présence d’Eric Edelmann qui anime l’Ashram et des disciples du regretté Arnaud.
Accueillis à Frelighsburg, tout près de la frontière américaine, la rencontre des cœurs s’est poursuivie jusque tard dans la nuit, se clôturant par une réunion spirituelle au son du dhikr et du sama’.

Source : L’Association Internationale Soufie Alâwiyya (AISA)

jeudi 10 novembre 2011

Le site des éditions Almora

La marche afghane, une marche consciente avec Daniel Zanin


Marche afghane : la méditation en mouvement

Accompagnateur en montagne, Daniel Zanin forme à la marche afghane. Cette méthode ­permet de parcourir de longues ­distances, tout en expérimentant une forme de méditation.
© tgraham /  flickr
© tgraham / flickr
Comment a-t-on découvert la marche afghane en Occident ?

On doit cette découverte au Français Édouard G. Stiegler. Dans les années 1980, il travaillait à Kaboul pour une mission d’assistance économique de l’Onu. Un jour, il a vu débarquer des chameliers qui venaient de parcourir 700 km à pied en 12 jours. Soit presque un marathon et demi par jour ! Ces hommes avançaient avec une ardeur que rien ne semblait pouvoir infléchir. Il s’est mis à les observer, afin de comprendre comment ils parvenaient à cheminer sans fatigue. À son retour aux États-Unis, il a publié un ouvrage intitulé Régénération par la marche afghane (chez Guy Tredaniel éditeur), qui a été diffusé ensuite en Europe.

Quel est le principe de cette marche ? 

Elle synchronise les pas sur la respiration. Cette façon de se déplacer permet d’oxygéner l’organisme et de se régénérer en marchant.

Pouvez-vous nous donner un exemple sur un pas de base ?

Prenons le rythme conseillé pour un terrain plat. J’inspire par le nez sur les trois premiers pas. Puis je garde l’air dans mes poumons sur le quatrième pas. J’expire ensuite sur les trois pas suivants, toujours par le nez. Je laisse mes poumons vides sur le quatrième pas. Et je recommence. Selon votre forme du moment, vous pouvez respirer sur un cycle de trois, quatre ou cinq pas. Pour commencer, entraînez-vous sur une distance de 500 mètres, puis allongez la distance.

Comment fait-on en montée ? 

On supprime les pauses poumons pleins et poumons vides. Cela donne : j’inspire par le nez sur les trois premiers pas (ou quatre ou cinq…) ; j’expire aussitôt sur les trois suivants. Lorsque la pente est vraiment raide, vous pouvez effectuer des cycles courts sur deux pas.

À quelle vitesse cette marche se pratique-t-elle ? 

Quand vous escaladez un sommet, le tempo est forcément lent. Mais, sur terrain plat, vous avancez à 6 ou 7 km/h, tout en déliant les arti­culations, les hanches, tout le bas du corps. Goûter à cela, c’est comme déguster du champagne bio, sans bulle et sans alcool !

Ne risque-t-on pas d’être moins disponible si l’on compte ses pas ? 

Curieusement, cela a plutôt pour effet d’apaiser le mental. Nous sommes moins distraits par des idées, et davantage présents à nous-mêmes et à la nature environnante. Mais si cela vous gêne de compter, vous pouvez réciter une phrase comme « Tout va bien » ou « J’ai confiance » (sur les premiers pas du cycle…).

Vous insistez sur la façon de poser le pied. Alors, comment procéder ? 

Avec beaucoup de douceur. Notre corps reflète ce que nous vivons. Lorsque cela bout en nous comme dans une Cocotte-Minute, nous avons tendance à enfoncer nos pas dans le sol, en y mettant trop de force. Mais, comme la terre ne garde rien, elle nous renvoie cette violence. Soyons plus doux avec nous-mêmes en posant nos pieds délicatement.

Cette marche ne serait donc qu’un bon moyen de lutter contre le stress ? 

Pas seulement. Elle peut être pratiquée pour se débarrasser de tensions et faire un plein d’énergie. Ce qui est déjà beaucoup. Mais, pour ma part, je la vis aussi comme de la méditation en mouvement, une voie qui ouvre le cœur et aide à s’ancrer dans le présent.

Comment entrer dans cette dimension méditative ?

Tout d’abord en relevant notre tête. Quand nous nous promenons, nous faisons attention où nous posons nos pieds. Notre tête se penche vers le sol, ce qui a pour effet de bloquer nos cervicales. Sur un terrain plat, je conseille de s’entraîner à fixer l’horizon. Le regard devient panoramique. Notre cerveau se met en ondes alpha, favorisant un état de relaxation. Nous avançons alors rapidement; tout en étant pleinement présents.

Est-ce de la prière ? 

Par ma culture chrétienne, je me sens proche du Christ. Je préfère d’ailleurs parler de souffle plutôt que de respiration, lorsque j’évoque les rythmes de la marche. En grec, souffle signifie aussi esprit, pneuma, qui ouvre à des dimensions tout autres que la simple oxygénation du corps. En me calant sur la respiration, je sens combien l’Esprit est d’abord un souffle extraordinaire, une présence qui me nourrit. Durant les randonnées, je n’éprouve pas le besoin de me nourrir abondamment. Souvent, un fruit à midi suffit à me rassasier. L’homme ne vit pas que de pain.

Vous organisez des séjours dans le désert, est-il nécessaire d’aller si loin ? 

J’aime bien raconter cette histoire. Un élève disparaissait régulièrement de la classe. Un jour, son maître le suivit et vit que l’enfant priait Dieu au désert. Le lendemain, son maître lui dit : « Tu n’as pas besoin de prier Dieu là-bas, Dieu est partout le même. » L’élève lui répondit : « Oui, mais moi, je ne suis pas le même partout. » Le désert nous oblige à changer nos habitudes, nous nous découvrons autres, notre attention se déplace. Si vous n’avez pas de désert près de chez vous, vous pouvez toujours emprunter de nouveaux chemins de randonnée. Et vous laisser surprendre.

La marche consciente
Source :  la Vie