LE RÊVEUR FERVENT
samedi 15 novembre 2025
Le rêveur fervent
vendredi 14 novembre 2025
Êtres de nature
Sylvain Wells. Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. - Extrait de la Voix de l'arbre de Bernard Werber
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jeudi 13 novembre 2025
La voix des autres
mercredi 12 novembre 2025
L'action pour changer
... Autre exemple encore. Dans les débuts du Bost (1975), un jeune homme de vingt-cinq ans n'ayant pas poursuivi d'études poussées mais légitimement ambitieux et très compétent en matière d'asanas et pranayama décide d'ouvrir un cours de yoga. Malgré son jeune âge et sa timidité, il téléphone à soixante-dix médecins de sa ville pour leur faire part de son projet, s'appuyant intérieurement sur la formule : « Un refus n'a jamais tué personne. » Pour les convictions du mental un refus sera insupportable mais la voix de la vérité affirme le contraire. Quarante médecins l'éconduisent avec plus ou moins de condescendance ou même d'ironie, trente acceptent de le recevoir, s'intéressent notamment à la relaxation et n'écartent pas l'éventualité de lui adresser des patients. L'un d'eux lui conseille vivement de donner une grande conférence d'information sur le yoga. Pour cela il doit être capable de prendre la parole en public, ce à quoi il se sent particulièrement inapte. Il décide néanmoins d'organiser cette conférence. Il écrit et réécrit celle-ci, l'enregistre sur cassette, étudie ses défauts, l'enregistre encore, s'exerce devant la glace... et place dans les magasins complaisants des affiches annonçant les lieux et date de la conférence en question à laquelle assisteront deux cents personnes. Pourquoi lui, pourquoi pas vous ? « Aide-toi, le Ciel t'aidera. » La fortune sourit aux audacieux. « Be bold », disait Swâmiji.
Si vous ne faites pas le premier pas, vous pouvez « exprimer » mille ans en thérapie, il ne se passera rien. La puissance des habitudes est tellement grande que vous serez très déçus au bout de quelque temps : « Finalement, je ne sens pas que je me transforme vraiment, que mon existence change. » Le travail sur l'inconscient peut vous aider à émerger d'un monde d'illusions, à prendre conscience que vous vous mentez à vous-mêmes, que vous réprimez vos vrais désirs, que vous faites semblant de ne pas vouloir ce dont vous avez en fait tellement envie ou qu'au contraire vous vous battez en surface pour quelque chose que vous refusez de toutes vos forces dans la profondeur. Vous commencez alors à comprendre la stupidité de ces agissements qui ne sont pas appropriés et vont même à l'encontre de vos intérêts. De là peut naître la conviction de la nécessité d'un changement d'attitude et d'un comportement actif pour bousculer vos automatismes, votre routine intérieure. Et ce travail, c'est à chacun de l'accomplir en se prenant en main. Votre existence change si votre être change. Mais si vous changez un petit quelque chose dans votre existence, cela vous aide à changer votre être. Les deux sont vrais et se renforcent mutuellement et ce qui vous était presque impossible vous devient aisé, en fonction de ce qu'une lucidité nouvelle vous fait reconnaître comme juste.
Arnaud Desjardins - La voie et ses pièges
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mardi 11 novembre 2025
Rappel intérieur
« Dans ce monde qui se dessèche,
si nous ne voulons pas mourir de soif,
lundi 10 novembre 2025
A la source de notre humanité
« Lorsque ce qui nous distingue de l’animal s’impose absolument, cela devient aussi ce qui nous sépare de Dieu. » (K.G. Durckheim - Le maitre intérieur)
Autre livre, autre propos : « Si l’homme est bien destiné à
devenir un être pensant, cela se faisant, il oublie d’où il vient ». Ces propos
ne peuvent qu’interroger sur le sens que nous donnons à notre existence, notre
intelligence, notre humanité ?
L’être humain a deux approches du réel à sa disposition :
une approche par la pensée et une approche par la sensation. Deux approches
qui, chez l’homme adulte, au lieu de se compléter, s’opposent ou ne font plus
qu’une, la pensée rationnelle étouffant de plus en plus la conscience
sensitive.
Nous commençons notre existence dans une relation sensorielle au monde.
Depuis les premières impressions dans le ventre de la maman
jusqu’aux années de la petite enfance, nous baignons dans une conscience en
contact direct avec le réel : pas de noms pour nommer ce que nous sentons,
voyons, entendons, faisons … pas de comparaisons, pas d’oppositions entre ceci
ou cela.
J’ai été récemment surpris par la qualité des oui et des non
de ma petite-fille âgée de 18 mois ; pas des « oui mais … » pour faire plaisir,
pour suivre des convenances, ni des « non » de rejet définitif ou de réaction.
Rien que des réponses sans aucune rigidité ni à-priori, claires et unifiées de
tout son être ; réponses qui, dans l’instant, n’opposent rien à rien et peuvent
évoluer au gré des circonstances.
Cette approche directe et sensorielle du réel ne passe pas
encore par le filtre de la pensée analytique ou discursive. Elle est propre à
l’homme comme à l’animal, car nous sommes tous à l’origine des « êtres doués de
vie », étymologie du mot animal.
L’être humain, lorsqu’il quitte ces premières années
d’existence, est ensuite amené à développer une autre approche du réel : c’est
le développement de la pensée et de l’intelligence conceptuelle. Une évolution
tout à fait naturelle et justifiée pour s’insérer dans la société des humains
et maitriser au mieux son existence.
Mais, cette approche du réel finissant par « s’imposer
absolument », c'est-à-dire partout et tout le temps, nous nous coupons de nos
racines, du lien qui fait de nous des êtres vivants, universellement vivants.
Retrouver ce lien est la raison d’être du zen.
Ce que nous accumulons, fixons, vivons avec notre conscience
conceptuelle nous coupe du geste d’être, du sentiment d’appartenance « à la
Grande Vie ».
C’est alors « que nous nous séparons de Dieu », ou, pour le
dire autrement, de l’Essence insaisissable de notre humanité.
La Voie nous éveille au fait que l’aspiration légitime à une
existence assurée et maitrisée, si nous n’y prenons garde, finit par s’opposer
à la vérité que « Tout ce qui est vivant ne vit que par le devenir » et qu’ainsi,
« protégé par la carapace d’un moi qui le tient prisonnier, l’Homme se ferme à
l’élan vital transformateur de son être essentiel.» K.G.Durckheim
Notre véritable essence ne peut se dévoiler que si nous renonçons à tout vivre par le prisme de la pensée, et que nous nous ré-ouvrons à une relation directe et sensorielle avec le réel. C’est un réapprentissage de l’expérience d’être, la simple joie d’être, pouvant nous illuminer à la faveur d’un moment particulier, nous faire sentir passagèrement cette réalité : « Qu’il est bon de se sentir vivre ! »
Le zen est un retour aux sources de l’intelligence naturelle
dont l’homme est issu et fait encore partie, quel que soit son degré
d’évolution intellectuelle, son compte en banque ou sa fonction dans le monde.
Quel paradoxe ! Pour nous rapprocher à nouveau de notre
complétude humaine, nous devons nous défaire de ce que nous avons appris à
mettre en avant pour nous distinguer de l’animal : la raison conceptuelle.
Un exemple : nous partageons avec le monde animal une même
faculté d’attention : voir, goûter, entendre, sentir … sans analyse de ce qui
est vu, goûté, entendu, senti. Nous avons perdu cette qualité originelle de
présence, et des expressions telles que « pleine attention ! », « vigilance ! »
sont souvent mal comprises sur la Voie, synonymes d’un travail sur soi
volontaire et autoritaire : « - Je dois sans arrêt faire attention ! » Mais
attention à quoi ?
A ce que la conscience rationnelle ne prenne pas tout
l’espace et libère la pleine sensorialité, la pleine attention naturelle propre
au corps vivant.
Cet état de présence à soi et au monde, ouvert et perméable,
est notre état naturel d’attention, qui réapparait lorsqu’il n’est pas mis en
veilleuse par la prédominance de la pensée : nous pouvons alors être surpris de
re-sentir, re-voir, ré-entendre vraiment ce que nous pensions connaitre parce
que nous le nommions ou le classifions.
Cela demande de reprendre au sérieux le monde sensoriel
pré-mental, de prendre au sérieux le rappel de « tout faire un tout petit peu
plus lentement ».
Ainsi, dans la pleine attention au geste vital, source de
toute action, laissons-nous surprendre et transformer par ces moments plus
habités qui nous touchent et nous arrêtent dans notre frénésie quotidienne
d’efficacité et d’accumulation.
Les expressions de notre vraie nature, les « touchers de
l’être », interrogent sans cesse et très concrètement notre humanité par notre
manière d’être au monde.
Joël PAUL
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dimanche 9 novembre 2025
samedi 8 novembre 2025
Etre sauvé...
L'irrépressible besoin d'être sauvé : cette phrase m'est venue au réveil, elle m'a tiré par la manche toute la journée. Elle n'était pas gaie, elle n'était pas triste. Lentement, toute la journée elle a traversé mon cœur. Quand un avion dans le ciel de nuit clignote, on le voit, puis on ne le voit plus, puis il revient. Quelque chose passe, avec une phrase à bord : "L'irrépressible besoin d'être sauvé". Il faisait beau puisque j'étais en vie. J'ai mis du temps à entamer la conversation avec cette phrase. D'abord, sauvé de quoi ? lui ai-je demandé. Je trichais, je connaissais la réponse : sauvé de tout, de la grâce et de la laideur, de l'amour et du manque d'amour. Partout, que des abîmes. Il y a un amour plus haut que l'amour. C'est vers lui que s'élevait timidement cette phrase, ce besoin irrépressible d'être sauvé.
vendredi 7 novembre 2025
YES Day
Ecouter l'extrait du livre "Provoque ta chance" de Christophe Haag
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jeudi 6 novembre 2025
Réalité sans âge
mercredi 5 novembre 2025
Lui le Moi
LUI LE MOI













