vendredi 16 septembre 2011

Pour connaître Christophe André (2)


Christophe André est un médecin psychiatre et psychothérapeute français.(10 min.)
"J'avais lu un jour dans un entretien accordé par la fille de Françoise Dolto au journal Le Monde, cette anecdote qui m'avait ravi : à une femme qui lui demande un jour : "Mais vous n'en avez pas assez, d'être toujours dans l'ombre de votre mère ?", elle répond : "C'est drôle, je me suis toujours vécue comme étant dans sa lumière."
Au lieu de nous sentir parfois écrasés par ce que nous devons, réjouissons-nous en. C'est ce qu'on appelle la gratitude."
blog de Christophe André



Source : RCF 2009

jeudi 15 septembre 2011

Pour connaître Christophe André (1)


Christophe André est un médecin psychiatre et psychothérapeute français.(10 min.)


lundi 12 septembre 2011

Cheikh Khaled Bentounes : hommage à Arnaud Desjardins


Je remercie sa présence et son sourire lumineux...


« J’étais encore enfant lorsqu’Arnaud Desjardins et Denise sa première femme, vinrent à Mostaganem en 1961. Dans le contexte de la guerre d’Algérie, nous étions très étonnés de voir deux Européens venir à la zâwiya située dans le quartier de Tijdit, réputé dangereux.
Accueillis par mon père, le cheikh el-Mehdî, nous n’avions approché Arnaud et Denise qu’à la fin du cours coranique et je n’en garde qu’un souvenir fugitif. C’est bien plus tard, en 1970, quand je vivais à la zâwiya d’Ivry, que je revis Arnaud, Salle Pleyel, lors de ses conférences et de la projection de ses très beaux films sur les traditions spirituelles orientales.
En 1990, à l’Assemblée Générale des amis de Fond d’Isère, nous nous sommes revus. Ce fut un grand bonheur et l’intimité partagée en toute simplicité la veille de l’Assemblée restera présente dans mon coeur. J’ai senti que le respect qu’il me témoignait s’adressait plus à la tradition que je représentais qu’à ma propre personne.
Cette attitude m’a permis de mesurer la sagesse et l’expérience de cet homme. Le fait qu’il accepte l’autre et le situe sur le même plan – alors que nous sommes de niveau et d’âges différents – témoigne d’une remarquable maîtrise de soi et de la maturité de sa réalisation spirituelle.
Lors de ma venue à Hauteville en 1996, j’ai découvert un lieu ouvert sur le monde et les autres traditions. La qualité du silence qui y règne est propice à la transmission d’un enseignement spirituel vrai, simple et sobre. Je souhaite qu’un havre de paix comme celui-ci perdure et que l’esprit qui l’anime demeure à jamais. »
Cheikh Bentounes
Extrait de Questions De, n° 111. Edition Albin Michel
Source : AISA
AISA a pour vocation première de donner à mieux connaître le soufisme comme coeur de la révélation mohammédienne, vecteur d’une spiritualité de paix tant intérieure qu’extérieure. Oeuvrant à l’approfondissement et au rayonnement de la pensée du Shaykh Ahmad Ibn Mustafâ Al-‘Alâwî, fondateur de l’Ordre soufi ‘Alâwiyya-Darqâwiyya-Shâdhiliyya, et de celle de chacun de ses maîtres et de ses successeurs, l’Association nourrit et dispense un enseignement soufi de nature à sauvegarder et revivifier un précieux patrimoine spirituel de l’humanité.

dimanche 11 septembre 2011

Faire silence

Écoute, simplicité, fidélité… le chemin des moines peut être parcouru par tous, croyants ou non. Se recentrer sur ce qui est important, ne pas se disperser, vivre chaque minute, nourrit la relation à soi-même, aux autres et à Dieu…

Faire silence…

« Dans la société actuelle, tout est fait pour que les gens perdent l’habitude du silence, constate le père Arnauld, de l’abbaye bénédictine Saint-Paul de Wisques, dans le Pas-de-Calais. En ville, il y a de la musique dans les rues, même chez le dentiste, la radio fonctionne sans cesse. L’homme cherche à se divertir, car il a le vertige devant son vide intérieur. Or, le silence est essentiel pour se concentrer, s’unifier et se mettre à l’écoute de Dieu ou d’un frère. »
De toutes les règles monastiques, celle du silence est sans doute la moins facile à observer. Mais faire silence est avant tout une attitude intérieure. À la portée de tous, y compris de ceux qui restent en ville pour les vacances. C’est paradoxalement dans le métro que Michèle, secrétaire médicale, trouve le temps de se ressourcer : « Je ferme les yeux et je respire à fond. Je pense à ma journée. Je rends grâce. Je fais taire l’agitation en moi et puis tout semble dif­férent ensuite, plus harmonieux. Je regarde chaque visage, parfois même je souris. »


… pour mieux écouter

Parce que vous ne vivez pas dans un monastère, le silence ne peut être absolu. Qu’importe, car faire silence consiste avant tout à se mettre à l’écoute. Catherine Drécourt, oblate bénédictine, a renoncé au calme parfait avec ses sept enfants... Mais elle s’est efforcée de leur « apprendre à ne pas parler en même temps, à per­mettre à l’autre de s’exprimer ». Pour les mélomanes, comme Christiane Moutet, une infirmière à la retraite, la musique peut devenir un moyen de créer les conditions d’écoute : « J’aime la musique, elle m’aide à me concentrer et à prier. » Avis aux bavards, l’écoute, c’est faire place à l’autre avant de parler de soi. « Le silence, ce n’est pas tant l’absence de bruit que celle de paroles, poursuit Christiane. Quand je suis avec mes amis, je ne cherche plus à affirmer mon point de vue à tout prix. Je les écoute, je me rends totalement disponible à ce qu’ils ont à me dire. »


Source La vie

samedi 10 septembre 2011

jeudi 8 septembre 2011

L'effet placebo

L'effet placebo ou la relation entre le corps et l'esprit...

mercredi 7 septembre 2011

mardi 6 septembre 2011

Saint-Benoît à l'abbaye de Notre-Dame du Bec

Source : Le Pélerin

La règle de saint Benoît fut écrite par Benoît de Nursie pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire (cénobitisme). La rédaction commença vers 540.
Benoît avait fondé vers 529 une communauté de moines sur le Mont-Cassin en Italie. Au cours des siècles qui suivirent, cette règle fut progressivement adoptée par un nombre croissant de monastères en Occident ; au-delà de sa grande influence religieuse, elle eut une grande importance dans la formation de la société médiévale, grâce aux idées qu'elle amenait : l'idée d'une constitution écrite, du contrôle de l'autorité par la loi, et de la désignation du détenteur de cette autorité par élection, Benoît ayant voulu que l'abbé soit élu par les frères. Encore aujourd'hui, plusieurs milliers de moines et moniales à travers le monde s'inspirent de la Règle de Saint Benoît. (source wikipédia)

lundi 5 septembre 2011

Hommage à David Servan-Schreiber

Merci à David Servan-Schreiber de nous avoir montré que chacun est sur le chemin de la guérison...

dimanche 4 septembre 2011

Un songe qui m’a réveillée par Joshin Luce Bachoux

Cette nuit, j’ai fait un rêve. J’avais passé une de ces journées d’été, entre lumière et ombre, quand les nuages poussés par le vent qui nous arrive tout fringuant des hauts plateaux dessinent des paysages contrastés sur les grandes prairies et, les obscurcissant un moment, anticipent le sombre des grands sapins en hiver. Puis le ciel se dégage et l’on se reprend à croire que l’été, cette fois-ci, pourrait durer indéfiniment… Nous avons nettoyé le potager et fait des bouquets pour égayer chaque pièce. Nous avons discuté et ri, je ne sais plus pourquoi, par simple amitié peut-être, pour le plaisir d’être ensemble dans la beauté du jour ; puis ce fut une soirée de recueillement derrière les murs épais qui nous protègent des peurs de la nuit.

Dans mon rêve, je me retrouvai sur une plage : j’en fus ravie ; au fin fond de mes montagnes, j’ai parfois la nostalgie du bruit des vagues, de ce ­murmure incessant que je crois retrouver dans le chant des pins dansant dans le vent. Une belle plage blonde, avec un petit amas de rochers pointus avançant dans l’eau, pour nous rappeler qu’ici aussi la nature peut être belle et féroce à la fois. Je contemplais avec un ravissement presque hypnotique le scintillement de la mer, ombre et lumière au rythme des flots, quand il me sembla discerner des formes sous la surface, formes sombres se balançant doucement, de plus en plus nombreuses alors que le bruit des vagues, devenu fracas menaçant, emplissait mes oreilles. Je fis quelques pas, dépassant la limite d’algues et de coquillages des hautes eaux, et plissai les yeux pour mieux voir sous l’éclat du grand soleil, qui maintenant me brûlait la nuque, desséchait ma gorge, semblait happer toute l’eau de mon corps pour n’y laisser que les tendons et les os. Et je les vis.

Yeux grands ouverts, mains tendues, ils étaient là ; jeunes hommes aux larges épaules prêts à toutes les tâches ; femmes à la fine silhouette, dont certaines çà et là soutenaient leur ventre, mains posées avec tendresse sur la vie à venir ; des enfants aussi, des tout-petits, et des gamins qui auraient dû être en train de jouer dans une cour de récréation avec délice, avec ces rires qui toujours réveillent la joie dans notre cœur ; et quelques vieillards aux traits marqués de trop de fatigue, de trop de chagrins. Ils étaient tous là, visages clos, sans larmes ni colère ; juste là devant moi, tous ceux qui ont disparu en mer, noyés, étouffés, assassinés ; morts de soif, de misère et de souffrances. Ceux qui se sont embarqués sur des rafiots qui prenaient l’eau et ont disparu sans trace à des centaines de kilomètres de cette plage ; ceux qui sont presque arrivés, après des jours d’angoisse, mais ne connaissaient ni les courants ni les rochers, et leurs corps ont disparu dans les profondeurs de l’océan ; enfin ceux qui arrivent trop tard, dont les corps sont rejetés sur cette belle plage... Ils sont tous là, devant moi.

Et voilà un enfant, avec cette soudaineté des rêves ; les pieds dans les vagues, arrière-petit-fils, peut-être, venu d’un futur qui me restera inconnu, il regarde avec intensité ces corps qui flottent. Il me prend la main, me tire un peu dans l’eau, les vagues mouillent mes pieds nus, et il se tourne vers moi. Il me regarde, de ce regard clair d’enfant qui ne tolère pas le mensonge, et me demande : « Savais-tu ? » Et je ne peux que baisser les yeux de honte.


Source La Vie