mardi 1 décembre 2009

Yin et Yang



Ainsi, si le corps de l'homme est la partie la plus visible, l'esprit de l'homme en est la partie invisible. Comme le disait Paracelse : "L'invisible est l'exacte moitié du visible." 
Dans toutes les traditions spirituelles, il est demandé aux hommes de maîtriser leurs actes, mais aussi leurs pensées. "Vous êtes ce que vous pensez", nous dit Bouddha. 
Dans un homme équilibré, il y aura sans cesse alternance entre esprit et corps. Trop d'esprit, l'individu "quitte la terre" et perd le bon sens et la tempérance. Trop de corps, l'individu devient lourd, matérialiste. Pour les Taoïstes, ce mouvement d'équilibre est binaire, il ponctue le temps et son emblème est le Cercle. 
Tout passe, tout n'est que flux et reflux, le temps n'est plus une durée mais un rythme. Le temps ne passe pas, c'est l'homme qui traverse l'espace et le temps. Le jour succède à la nuit, la nuit succède au jour : l'un se transforme en l'autre, il n'y a que des mutations. 
Vieillir n'est pas aller vers une fin inéluctable, vieillir c'est mûrir, c'est monter vers une nouvelle naissance dans un cycle éternel. La société moderne est bien cruelle qui veut nous faire vieillir sans mûrir : voilà pourquoi cette vieillesse est devenue une chose infâme, redoutable, alors qu'elle était infiniment respectée dans les sociétés traditionnelles. 
C'est donc dans la mutation, dans l'alternance, dans le mouvement cyclique que toute vie prend forme. Tout semble être parti de la nuit. 
C'est la nuit qui a précédé le jour, c'est dans l'obscurité que se fait toute gestation : graine, oeuf, larves, utérus. Ainsi, dans la Bible, Dieu tire le monde des ténèbres, Lux Fiat, et la lumière fut. La vie peut com mencer. Les deux pôles de ce mouvement binaire ont été définis par les Chinois par les termes Yin et Yang.
Extrait de "L'art et la voie du shiatsu familial" de Bernard Bouheret

lundi 30 novembre 2009

Arnaud Desjardins et un ashram en ardèche


"Ma Anandamayi compare souvent son ashram à un hôpital. Le disciple est un champ de bataille (cf la Bhagavad Gîta), un champ où luttent le sommeil et l’éveil, l’erreur et la vérité, l’esclavage et la libération. Depuis les percées de blindés jusqu’à la guerre de tranchées, toutes les formes de combat se poursuivent en lui entre les ténèbres et la lumière, l’irréel et le réel, la mort et l’immortalité. L’ego, the mind, maya ont la vie dure — très dure —, un formidable pouvoir hypnotique et un inépuisable répertoire de ruses, pour duper et maintenir en prison l’homme ou la femme qui aspire à la libération."
Les chemins de la sagesse – Arnaud Desjardins

Parrainer une ruche pour sauver les abeilles


Les abeilles sont nos amis , il faut les aimer aussi ! Chaque action compte !
Un toit pour les abeilles

dimanche 29 novembre 2009

Matthieu Ricard et la méditation


Extrait d'un article du site "passeport santé" :
Matthieu Ricard: «Méditer, c'est atteindre la liberté d'esprit»
17 septembre 2009 – Au-delà du regard parfois mystique qu’on lui porte, la méditation est une pratique terre-à-terre qui permet de maîtriser ses pensées et d’atteindre une certaine liberté d’esprit. C’est l’essence du message qu’a livré le moine bouddhiste Matthieu Ricard, dans le cadre d’un séminaire sur la méditation qu’il a animé à Montréal.
Français d’origine vivant maintenant au Népal, Matthieu Ricard soutient que méditer « permet essentiellement d’apprendre à mieux se connaître soi-même et de cultiver une manière d’être optimale, axée vers le bonheur et l’altruisme ».
Un état de pleine conscience 
Selon lui, l’introspection qui découle de la méditation régulière n’appelle pas tant une remise en question de soi-même qu’un recentrage sur ce qui est positif en soi.
« S’il est vrai que tant nos qualités que nos travers forment notre identité et qu’il faut savoir s’accepter tel qu’on est, se changer soi-même par la méditation, c'est éviter de devenir esclave du flot des pensées négatives qui inondent l'esprit », a-t-il expliqué.
Pour quiconque craindrait de perdre son identité en méditant, Matthieu Ricard répond qu’au contraire, la méditation apporte un état de pleine conscience, de lucidité qui nous rend moins vulnérables à ce qu’il appelle les « enchaînements mentaux ».
D’après le moine bouddhiste, nos émotions amplifient souvent la réalité : ce qui était attrayant devient indispensable; ce qui est déplaisant devient détestable.
Aussi, méditer permet d’être moins vulnérable aux agitations extérieures, tout en étant plus à l’aise dans les relations sociales.
« Le vrai bonheur, c'est d'avoir la maîtrise de son esprit et de le libérer des émotions destructrices : voilà l'esprit de la méditation », a conclu l’interprète francophone du dalaï-lama.

Méditation  :  Comment méditer?
D'abord, on choisit un moment et un lieu calmes. Le matin, par exemple.
Ensuite, on s'assoit de façon équilibrée (en tailleur) : colonne vertébrale droite, jambes croisées, épaules vers l'avant, menton légèrement rentré. Puis on ralentit le flot de ses pensées, sans toutefois s'anesthésier : on reste dans un état d'esprit stable et clair. Les yeux restent entrouverts et le regard vague, en fixant le vide légèrement à l’avant de son nez. Les mains sont posées l'une dans l'autre (la droite dans la gauche), ou encore sur les genoux. La pointe de la langue se pose dans la cavité du palais, derrière les dents.
On cherche à être ni tendu, ni relâché. Puis on se concentre sur sa respiration : on prend conscience de l'air qui entre et sort des narines. On suit le souffle tel qu'il se présente. Il y aura inévitablement des distractions extérieures ou des pensées perturbatrices. On les constate, sans leur accorder d'importance ou les alimenter, et on les laisse passer « comme un oiseau qui passe dans le ciel sans laisser de trace ».
On ne doit pas culpabiliser d'être ainsi distrait : on se recentre tout simplement sur sa respiration. Pour s’aider à se recentrer, on peut répéter un mantra si on le souhaite.
« Pour connecter avec son esprit, il vaut mieux effectuer de courtes séances de méditation sur une base régulière - tous les jours ou tous les deux jours, par exemple, plutôt que de faire de longues séances irrégulières », insiste Matthieu Ricard.

Pommes, feu bactérien et antibiotiques... (2)

Pommes et antibiotiques : quels risques ?

samedi 28 novembre 2009

Le plus ancien fruit... un péché de pomme (1)

Il me reste encore quelques pommes à cueillir... Chacune a un goût différent... Le plaisir de les manger sans produits ajoute à la dégustation. Un documentaire suisse sur la pomme, l'un des fruits symboliques par excellence:

Le mot « pomme » vient du latin pomum qui désigne le mot commun « fruit » - Pomona est la déesse des fruits. En latin, la pomme est appelée malum (qui a donné mela en italien ou mar en roumain). Le mot « pomme » a remplacé malum car la pomme demeure le fruit, le pomum, par excellence.

Une bouche, deux oreilles



vendredi 27 novembre 2009

Aimer avec Christiane Singer

15 secondes avec Christiane Singer
"Ne jamais oublier d'aimer exagérément : c'est la seule bonne mesure.”  “Je vous le jure. Quand il n'y a plus rien, il n'y a que l'Amour. Il n'y a plus que l'Amour. (...) L'amour n'est pas un sentiment. C'est la substance même de la Création.” 

Il y a un décalage sonore mais l'écoute suffit... Née à Marseille, lectrice à l'université de Bâle, puis chargée de cours à l'université de Fribourg, Christiane Singer était écrivain et vivait en Autriche où elle est décédée en Avril 2007. Formée à la leibthérapie selon Durkeim, elle animait conférences et séminaires. Elle est l'auteur de plusieurs romans, notamment "La mort viennoise" (Prix des librairies 79), "La guerre des filles", "Histoire d'âmes" (Prix Albert Camus 89) et "Une passion" chez Albin Michel et le Livre de Poche, "Du bon usage des crises" chez Terre du Ciel et Albin Michel et "Rastenberg" (A. Michel).

Sagesse taoiste flottante


LA BARQUE VIDE 
Imaginez une barque naviguant sur un fleuve. Qu'une autre barque vide de tout occupant et dérivant en vienne à la heurter, les mariniers fussent-ils des hommes vulgaires, de basse condition et vindicatifs, ne pourront se fâcher. Mais qu'un homme ait le malheur de se trouver dans la barque à la dérive, ils commenceront par crier pour qu'il les évite. S'il ne les entend pas, ils hurleront et le frapperont sûrement s'il en vient à les heurter et endommage leur bien. En résumé, la barque n'excite nullement la colère tant qu'elle est vide. Elle ne la provoque que lorsqu'elle est habitée. De la même manière, qui peut offenser ou faire du mal à celui qui aura su s'affranchir de son moi ?

jeudi 26 novembre 2009

Sagesse taoiste tranchante


LE VOLEUR DE HACHE
Un homme avait perdu sa hache. Alors qu'il la cherchait, apparut le fils de son voisin. Son allure était immanquablement celle d'un voleur de hache. Tout en lui trahissait le vol : l'expression de son visage, sa façon de parler, sa manière de se déplacer. Bref, tous ses mouvements, tout son être, exprimaient sans nul doute aucun le voleur de hache.


Alors qu'il allait admonester le fils du voisin. l'homme trébucha sur l'outil enfoui sous des feuilles. Il l'avait oublié l'avant-veille après avoir coupé du bois à la tombée de la nuit. Soudain, le fils du voisin n'avait plus rien d'un voleur de hache. Tout son être reflétait l'innocence, la tranquillité et le bon voisinage.

mercredi 25 novembre 2009

Qu'il est doux parfois...


A Dom Yvon Moreau
« Qu'il est doux parfois d'être de ton avis,
frère aîné, ô mon corps,
qu'il est doux d'être fort
de ta force,
de te sentir feuille, tige, écorce
et tout ce que tu peux devenir encor,
toi, si près de l'esprit.


Toi, si franc, si uni
dans ta joie manifeste
d'être cet arbre de gestes
qui, un instant, ralentit
les allures célestes
pour y placer sa vie. »


Rainer Maria Rilke, 
Vergers