mes jours désormais
se succèdent
en une chorégraphie
à la fois répétitive
et toujours improvisée
invariablement surprenante
j’accomplis les mouvements,
j’obéis au chorégraphe
jusqu’à la tombée du rideau
et les applaudissements qui ne me concernent pas
j’acquiesce au rythme
à la musique
que je n’ai pas écrite
mais dont je reconnais les progressions d’accord
pouvant parfois les prévoir
aussi bien qu’en être surpris
les jours se succèdent
ils filent
le temps n’est qu’un artifice utile
du chorégraphe pour son ballet
que je danse
sans plus m’interroger
sinon sur la fluidité
de mes mouvements
l’obéissance de mes gestes
la musique est parfois triste
parfois enlevée, joyeuse
et il s’agit de danser
la cacophonie
encercle
la figure du danseur
elle fait partie du ballet
sans pour autant le réguler
le danseur danse et danse
en son cercle magique
dont l’intégrité défait le chaos
laissé à lui même
à son vide
déconcerté
Gilles Farcet
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