lundi 19 janvier 2026
Balayer la cour du temple
dimanche 18 janvier 2026
Au delà de l'Eau
J'ai eu la grâce de me trouver devant l'amour infini à New-Delhi en 1972
Ma se reposait dans sa chambre, quand on l'entendit s'exclamer : « De l'eau ! De l'eau ! » Pensant qu'elle avait soif, une jeune fille vint lui porter un verre d'eau fraîche. Ma secoua la tête : « Non, non, il y a de l'eau partout ! » La jeune fille n'y comprenait rien. Ce jour-là, une mère était venue avec ses deux enfants. Ils étaient allés jouer près d'un bassin et étaient tombés à l'eau. Ils reviennent dégoulinants vers leur mère bouleversée et tout agités s'écrient qu'une jolie dame (la même qui le matin leur avait donné des guirlandes de fleurs) était venue les tirer de l'eau ». Au même moment, Ma, sur son lit, s'exclamait : « De l'eau ! De l'eau ! »
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samedi 17 janvier 2026
Tout coule
vendredi 16 janvier 2026
Etre entier.
Chères amies, chers amis,
Quoi que vous fassiez, faites-le complètement. Soyez entiers, conscients et présents des pieds à la tête.
Si vous percevez une dissonance entre votre cœur, votre esprit et votre corps, enquêtez, observez.
Que se passe-t-il ? Qu’est-ce qu’essayent de vous dire le corps et le cœur que votre mental étouffe, nie, bafoue.
Osez être vous-même, osez être vrai, en dehors de tout modèle, de tout idéal. Il ne s’agit en aucun cas de complaisance égotique mais de laisser se dévoiler le Soi.
Vous êtes une fleur unique dans le jardin de l’Absolu. Honorez votre singularité, cessez de la travestir afin qu’elle puisse irradier la vérité de son origine.
Nathalie Delay
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jeudi 15 janvier 2026
Voeux avec Joshin Luce Bachoux
Faites un vœu !
Vous arrive-t-il de faire des vœux ? Je ne parle pas des vœux de Nouvel An mais de ces souhaits devant une étoile filante dans le ciel d'été : aller marcher sur la lune, flâner sous les tropiques à bord d'une jonque...
Dans notre tradition, nous faisons souvent des vœux, mais d'une tout autre sorte : il s'agit de partir du quotidien, et même des moments les plus banals de ce quotidien, ces moments que l'on ne voit même plus parce qu'ils ne font que se répéter, jour après jour. Or ces petits gestes qui nous semblent sans importance, poster une lettre, allumer son portable sont en fait ceux qui tissent notre vie même, dans son ennui, dans sa routine ; alors plutôt que de les ignorer, transformons-les grâce à un vœu :
Allumant mon Smartphone,
je fais le vœu de n'y déposer tout au long de la journée
que des paroles bienveillantes.
Notre vœu est à la fois un vœu minuscule et un vœu immense ! Un vœu minuscule parce qu'il est réalisable, avec un petit peu d'attention, un petit peu de cœur. Immense car il va changer notre journée pour le meilleur. Il va permettre de vivre au creux même des jours, sans rien perdre, sans se perdre.
M'éveillant au matin,
je fais le vœu d'écouter ceux que j'aime
surtout ce que je n'entends pas.
Il y a beaucoup de vœux possibles, en fait, il n'y a pas d'instant qui n'y soit propice.
Les vœux qui nous font sourire :
Redémarrant la Box,
je fais le vœu de me souvenir
que moi aussi j'ai parfois besoin de déconnecter.
Quand j'entends le moustique zinzinner à mon oreille,
je fais le vœu de me rappeler
que j'en ai embêté plus d'un avec mon bavardage.
Ceux qui nous rendent plus sages :
Devant le grand ciel bleu
je fais le vœu de ne pas oublier
qu'il y a aussi des jours avec nuages.
Après avoir écouté la radio ce soir,
je fais le vœu d'être attentive
à ne pas rajouter un seul geste de violence
dans ce monde qui en déborde.
Et ceux qui allègent nos journées :
Vidant la poubelle,
je fais le vœu de me débarrasser
aussi de ce qui encombre mon esprit.
Ou ceux qui nous aident à mieux voir :
Lorsque je tombe sur quelqu'un de désagréable,
je fais le vœu de bien regarder
s'il n'y a pas la même personne au fond de moi.
Il y en a pour chaque occasion :
Quand au lever je vois le soleil déjà debout,
je fais le vœu
de ne pas dormir ma vie.
Assis à une terrasse de café,
je fais le vœu de déguster
ma journée comme elle sera servie.
C'est une façon de remplir nos jours, de mettre de la joie dans les petites choses qui en deviennent pleines de compassion et d'amour :
Remplissant de graines la mangeoire à oiseaux,
je fais le vœu d'être source de réconfort
en toutes circonstances.
*******************mercredi 14 janvier 2026
Entre deux...
Ce matin, je marche entre neige et rivière.
Un troglodyte, un couple de merle, un rouge-gorge, m'accompagnent. Les mésanges sont restées près des graines. Le pinson des arbres aussi.
La neige qui recouvre, qui ralentit, qui oblige à faire attention à chaque pas.
La rivière qui continue de couler, quoi qu’il arrive, sans bruit inutile, sans se justifier.
Entre les deux, il y a un rythme qui me parle profondément.
Apprendre à ralentir sans se figer.
Apprendre à laisser passer sans se dissoudre.
C’est peut-être là que se tient mon travail :
dans cette attention au corps, aux gestes simples, dans cette manière de rester présent à ce qui est là — sans forcer, sans expliquer trop vite, sans vouloir réparer.
La neige enseigne le silence.
La rivière enseigne la continuité.
Et entre les deux, il y a une place à habiter.
"Kabbalah - Jessica"
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mardi 13 janvier 2026
Invente !
"Inventer, inventer… devant les tragédies du monde, devant les drames qui nous frappent, face aux guerres et à l’injustice, inventer, inventer toujours des chemins de paix, inventer une société éveillée et plus juste. Inventer des remèdes collectifs à la souffrance."
Alexandre Jollien
lundi 12 janvier 2026
Ciel au corps
"Mon nouveau recueil, intitulé "Ciel au corps", vient d'être publié aux éditions L'Atelier des Noyers. Les poèmes ont ceci de particulier qu'ils ont été illustrés par ma fille Marie : ces œuvres abstraites, avec leur jeu de couleurs subtil, sont également disponibles sous la forme de cartes postales que ces éditions font paraître en même temps que les livres.
Marie m'avait déjà accompagnée dans l'illustration très précise et codifiée de l'oracle alphamythique. Elle s'est livrée ici à un travail totalement différent, pleinement artistique. "
Extrait :
Ciel au corps, est la une joie profonde d'offrir la possibilité d'un duo mère-fille. Cette complicité particulière qui nous lie, mère-fille, est un sujet en soi pour la parole poétique; on la retrouve comme un fil tendu entre les générations dans les paroles de Sabine.
Rien n'efface les parfums d'enfance
entêtés ou ailés,
flottant près des platanes.
Est-ce le corps ou le mot
qui délivre ?
Je compte mes conquêtes,
même au nœud de l'été
où se blottit un autre été
immaculé.
dimanche 11 janvier 2026
Conscience de l'interdépendance
...J’ai été abandonné à ma naissance, déposé au seuil d’un dispensaire rue d’Assas, à Paris. À l’époque, l’état civil attribuait au nourrisson une identité provisoire, constituée des prénoms des trois premiers soignants en contact avec lui. Puisque nous parlons d’« heureux hasards », je me suis aperçu que mon identité temporaire associait les prénoms de mes trois meilleurs amis ! Superbe clin d’œil du destin, de Dieu peut-être…
J’ai été accueilli par des parents qui m’ont sauvé, un ingénieur et son épouse qui ne pouvaient pas avoir d’enfants. Alors que notre société nous pousse à nous poser en victimes, je suis heureux d’affirmer que je n’ai manqué de rien. J’ai reçu beaucoup d’amour, j’ai vécu une enfance heureuse, je ne reproche mon destin à personne, pas même à ceux qui m’ont abandonné. Tant que mes parents étaient en vie, je m’étais interdit de rechercher mes géniteurs. Mais ma mère est décédée depuis 20 ans… et je n’ai toujours pas entamé de recherches : j’ai renoncé à cette quête. En réalité, j’ai toujours été attiré par demain. Je ne cultive pas le regret.
Mes parents m’ont élevé dans la religion catholique ; mon père était très investi dans notre paroisse, il a participé à la construction de la nouvelle église. J’ai grandi dans une famille ouverte aux autres et assez consciente de sa chance pour savoir que beaucoup en avaient souvent moins. Chez ma grand-mère paternelle, tendre la main était une tradition.
J’ai grandi dans cet esprit, jusque dans la rue où nous habitions, au Plessis-Bouchard (Val-d’Oise), peuplée de familles différentes mais solidaires, très liées. C’est à leur contact que je me suis nourri de valeurs que je perpétue à mon tour : la sincérité des sentiments que l’on échange, la densité des relations authentiques. J’ai une conscience aiguë de notre interdépendance : nous sommes tous fragiles, impossible de s’en sortir sans les autres ! Dans une société qui pousse à étiqueter, à réduire aux différences pour mieux nous isoler et nous opposer, il est urgent de revenir à cette conviction...
Source : la vie
« Je vous souhaite… » Carte blanche à Gilles Legardinier
Que souhaiter pour 2026 ? Dans une époque qui malmène à ce point les sentiments et l’espoir, il est impossible de se contenter des vœux classiques de circonstance. Bien sûr, la santé est nécessaire, mais, pour le reste, j’ai envie de souhaiter à chacun le courage, celui d’être soi-même, celui de porter ses valeurs, de choisir ses engagements en son âme et conscience, dans l’intérêt de tous. L’un de mes romans s’intitule Quelqu’un pour qui trembler, et ce titre continue de me parler absolument. Je vous souhaite de vivre pour et avec ceux pour qui vous tremblez, je vous souhaite de construire, d’imaginer, d’avancer hors des sentiers sinueux et glissants sur lesquels notre société nous entraîne trop souvent. Je vous souhaite de voir grand, d’aimer fort, de vous opposer sereinement et sans violence à ce qui vous révolte. Je me réfère régulièrement à une citation du cardinal Mazarin — comme quoi, même les êtres peu recommandables ne disent pas que des bêtises : « Il faut être fort pour affronter une catastrophe, il faut être grand pour s’en servir. » C’est vraiment ce que je nous souhaite, collectivement : réussir à affronter et à survivre aux épreuves et, plus encore que de simplement les surmonter, en tirer un mieux. Car les difficultés n’empêchent pas d’être heureux. Et ça, c’est la bonne nouvelle de l’année ! Tel est le message que je cherche à faire passer à travers mes ouvrages : le monde nous renvoie ce que nous lui adressons. Si nous tirons dessus, nous prendrons des rafales ; si nous lui envoyons un ballon, nous jouerons. Une conviction m’anime, partagée par les membres de la « Compagnie des heureux hasards » que j’ai imaginée dans mon dernier roman : toute situation peut s’améliorer, si l’on fait preuve de volonté et d’un peu d’ingéniosité, a fortiori quand on est plusieurs à vouloir se retrousser les manches pour œuvrer ensemble. Excellente année à vous !
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