Je me place face à un miroir, j’étends mes bras latéralement, je prends conscience de mon envergure, j’écarte mes jambes pour obtenir une assise solide; je vois apparaître une étoile formée par mon corps. Mon ventre en est le centre et les cinq branches sont formées par ma acte, mes deux bras et mes deux jambes.
Cette étoile à cinq branches est le symbole de l’homme microcosme. Le centre, mon ventre, me relie au cosmos et, en moi, il est le point de convergence de tout mon être ; en lui s’amorce mon expansion. J’y suis vraiment moi-même.
Ma tête, par ma colonne vertébrale, capte les vibrations célestes et les amènent à mon ventre qui les renverra, transformées à la terre par le chemin de mes jambes. Mes pieds, via mes jambes, reçoivent les vibrations telluriques pour les humaniser dans mon ventre et les envoyer vers le ciel par ma colonne et ma tête. Mes mains, par mes bras, sont des radars qui se meuvent du ciel à la terre en passant par l’environnement qui captent toutes sortes d’énergies qui, toujours en passant par mon ventre, sont transformées et renvoyées dans l’espace.
Pour vivre un tel dynamisme il est absolument nécessaire d’apprendre à vivre dans son ventre, dans son hara, ce qui est un travail de longue haleine. Ensuite, il est nécessaire de libérer nos épaules et nos aînes qui, chez la plupart coupent les communications entre notre tronc et les bras et les jambes, comme la nuque empêche la communication avec la tête. Enfin, nos pieds, nos mains et notre tête auront à affiner leur capacités réceptives et émissives.
Ainsi préparé, mon corps connaîtra un double mouvement. Le premier s’ouvre en étendant la tête, les bras et les jambes et se branche sur le cosmos tout entier. Le deuxième mouvement est un recueillement sur soi en recroquevillant la tête, les bras et les jambes, comme le fœtus dans le sein de sa mère ou comme «l’attitude du cocher» qui s’accoude à ses genoux...

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